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	<title>Commentaires sur : Arrestations dans un camp de migrants vietnamiens à Angres</title>
	<link>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/</link>
	<description>Diversité - Justice - Équité - Fraternité</description>
	<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 16:51:58 +0000</pubDate>
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	<item>
		<title>Par leon</title>
		<link>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-3528</link>
		<author>leon</author>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 16:33:47 +0000</pubDate>
		<guid>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-3528</guid>
		<description>Exilés vietnamiens du Calaisis et théologie de la libération: un prêtre vietnamien témoigne de son double engagement humanitaire et spirituel

-« Je ne peux pas ne pas aider les migrants sans trahir mes convictions »

    jeudi 12.11.2009, 05:02 - La Voix du Nord

    Dominique Pham Xuan Dao, né au Vietnam, est arrivé en France pour se mettre au service de l'Église catholique. Ordonné prêtre à Lille, il intègre la paroisse de Téteghem en 2005. L'hiver dernier, son engagementa pris une forme nouvelle avec l'arrivée sur la commune de migrants en transit vers l'Angleterre. Comme lui, certains d'entre eux viennent du Vietnam.


    PAR ESTELLE JOLIVET

    dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »


    Quand avez-vous commencé à vous intéresser à la situation des migrants ?

    « Je savais qu'il y avait des migrants à Calais, à Grande-Synthe, à Loon-Plage. Mais c'est à partir du moment où on a découvert qu'ils étaient aussi installés sur la commune de Téteghem que l'on a commencé à agir. »


    Comment ?

    « On a commencé à sensibiliser, informer les gens sur la commune, en lien avec les associations d'aide aux migrants. J'essaie d'en parler, d'en discuter à l'église. Il faut que tout le monde sache ce qui se passe. Mais ça ne suffit pas. Il y a une différence entre savoir et s'engager.

    Le problème, c'est qu'on ne sait pas quoi faire. Il ne s'agit pas que d'une question de nourriture ou de vêtements. La question, c'est : comment les traiter comme des frères et soeurs ? Comment les accueillir ? Ils sont étrangers, différents, mais ce sont des êtres humains, comme nous. Ils ne quittent pas leur pays par plaisir. Ils ont entamé ce voyage sans savoir ce qui allait se passer. Ils sont dans l'inconnu. »


    Du point de vue légal, aider les migrants présente des risques... « J'ai déjà été arrêté par la police pour avoir transporté des migrants dans ma voiture, il y a quelques mois. J'ai passé trois heures au poste. Quand on aide l'autre, on doit toujours se demander : jusqu'où ? Où est ma limite ? Si on m'appelle à 3 h du matin, je fais quoi ?

    Soit je me dis "on verra demain", soit je refuse d'aider mais ma conscience me travaille et je dors mal, soit je me souviens de l'appel reçu de Jésus : "j'étais étranger et tu m'as accueilli". Quand on me demande de l'aide, je ne peux pas refuser sans trahir mes convictions. »


    Les migrants savent-ils que vous êtes prêtre ?

    « Oui, mais la majorité des migrants vietnamiens ne sont pas catholiques. »


    Vous parlent-ils des raisons qui les ont poussés à quitter le Vietnam ?

    « Le Vietnam se divise en trois régions. Le centre et le nord vivaient sous le régime communiste le sud est plus riche. Jusqu'à présent, je n'ai jamais croisé ici aucun Vietnamien du sud. La plupart sont paysans. Avant de partir, ils doivent hypothéquer la terre ou la maison. Ils ont une dette à rembourser. Mais le but final est de pouvoir rentrer au pays, pas de rester éternellement en Angleterre.

    Ils quittent leur pays par désespoir. Réfléchissons : quand on n'a plus aucune liberté, quand on est perpétuellement sous surveillance, quand on ne peut pas exprimer ce que l'on pense, est-on encore un être humain ? On devrait tous avoir le droit de quitter notre pays et d'y revenir quand bon nous semble.

    C'est d'ailleurs écrit dans la convention de Genève sur le statut des réfugiés, qui date de 1951. Nous, Occidentaux, on a bien le droit de voyager et de faire du tourisme. »


    Sensibiliser la population passe donc par l'identification avec la situation des migrants... « Oui. Regardez en France, pendant la Seconde Guerre mondiale. Certaines personnes ont quitté leur maison pour fuir l'occupant.

    Récemment, j'ai aussi regardé le film Le Jour d'après, qui raconte comment des problèmes climatiques aux États-Unis obligent les autorités à évacuer la population vers le Mexique. Imaginez, si le Mexique décide dans ce cas de fermer ses frontières ? On ne sait jamais de quoi demain sera fait.

    La vie est tellement précaire... En aidant les autres, on s'aide soi-même. » •

    PAR ESTELLE JOLIVET

    dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Exilés vietnamiens du Calaisis et théologie de la libération: un prêtre vietnamien témoigne de son double engagement humanitaire et spirituel</p>
<p>-« Je ne peux pas ne pas aider les migrants sans trahir mes convictions »</p>
<p>    jeudi 12.11.2009, 05:02 - La Voix du Nord</p>
<p>    Dominique Pham Xuan Dao, né au Vietnam, est arrivé en France pour se mettre au service de l&#8217;Église catholique. Ordonné prêtre à Lille, il intègre la paroisse de Téteghem en 2005. L&#8217;hiver dernier, son engagementa pris une forme nouvelle avec l&#8217;arrivée sur la commune de migrants en transit vers l&#8217;Angleterre. Comme lui, certains d&#8217;entre eux viennent du Vietnam.</p>
<p>    PAR ESTELLE JOLIVET</p>
<p>    <a href="mailto:dunkerque@lavoixdunord.fr">dunkerque@lavoixdunord.fr</a> PHOTO « LA VOIX »</p>
<p>    Quand avez-vous commencé à vous intéresser à la situation des migrants ?</p>
<p>    « Je savais qu&#8217;il y avait des migrants à Calais, à Grande-Synthe, à Loon-Plage. Mais c&#8217;est à partir du moment où on a découvert qu&#8217;ils étaient aussi installés sur la commune de Téteghem que l&#8217;on a commencé à agir. »</p>
<p>    Comment ?</p>
<p>    « On a commencé à sensibiliser, informer les gens sur la commune, en lien avec les associations d&#8217;aide aux migrants. J&#8217;essaie d&#8217;en parler, d&#8217;en discuter à l&#8217;église. Il faut que tout le monde sache ce qui se passe. Mais ça ne suffit pas. Il y a une différence entre savoir et s&#8217;engager.</p>
<p>    Le problème, c&#8217;est qu&#8217;on ne sait pas quoi faire. Il ne s&#8217;agit pas que d&#8217;une question de nourriture ou de vêtements. La question, c&#8217;est : comment les traiter comme des frères et soeurs ? Comment les accueillir ? Ils sont étrangers, différents, mais ce sont des êtres humains, comme nous. Ils ne quittent pas leur pays par plaisir. Ils ont entamé ce voyage sans savoir ce qui allait se passer. Ils sont dans l&#8217;inconnu. »</p>
<p>    Du point de vue légal, aider les migrants présente des risques&#8230; « J&#8217;ai déjà été arrêté par la police pour avoir transporté des migrants dans ma voiture, il y a quelques mois. J&#8217;ai passé trois heures au poste. Quand on aide l&#8217;autre, on doit toujours se demander : jusqu&#8217;où ? Où est ma limite ? Si on m&#8217;appelle à 3 h du matin, je fais quoi ?</p>
<p>    Soit je me dis &#8220;on verra demain&#8221;, soit je refuse d&#8217;aider mais ma conscience me travaille et je dors mal, soit je me souviens de l&#8217;appel reçu de Jésus : &#8220;j&#8217;étais étranger et tu m&#8217;as accueilli&#8221;. Quand on me demande de l&#8217;aide, je ne peux pas refuser sans trahir mes convictions. »</p>
<p>    Les migrants savent-ils que vous êtes prêtre ?</p>
<p>    « Oui, mais la majorité des migrants vietnamiens ne sont pas catholiques. »</p>
<p>    Vous parlent-ils des raisons qui les ont poussés à quitter le Vietnam ?</p>
<p>    « Le Vietnam se divise en trois régions. Le centre et le nord vivaient sous le régime communiste le sud est plus riche. Jusqu&#8217;à présent, je n&#8217;ai jamais croisé ici aucun Vietnamien du sud. La plupart sont paysans. Avant de partir, ils doivent hypothéquer la terre ou la maison. Ils ont une dette à rembourser. Mais le but final est de pouvoir rentrer au pays, pas de rester éternellement en Angleterre.</p>
<p>    Ils quittent leur pays par désespoir. Réfléchissons : quand on n&#8217;a plus aucune liberté, quand on est perpétuellement sous surveillance, quand on ne peut pas exprimer ce que l&#8217;on pense, est-on encore un être humain ? On devrait tous avoir le droit de quitter notre pays et d&#8217;y revenir quand bon nous semble.</p>
<p>    C&#8217;est d&#8217;ailleurs écrit dans la convention de Genève sur le statut des réfugiés, qui date de 1951. Nous, Occidentaux, on a bien le droit de voyager et de faire du tourisme. »</p>
<p>    Sensibiliser la population passe donc par l&#8217;identification avec la situation des migrants&#8230; « Oui. Regardez en France, pendant la Seconde Guerre mondiale. Certaines personnes ont quitté leur maison pour fuir l&#8217;occupant.</p>
<p>    Récemment, j&#8217;ai aussi regardé le film Le Jour d&#8217;après, qui raconte comment des problèmes climatiques aux États-Unis obligent les autorités à évacuer la population vers le Mexique. Imaginez, si le Mexique décide dans ce cas de fermer ses frontières ? On ne sait jamais de quoi demain sera fait.</p>
<p>    La vie est tellement précaire&#8230; En aidant les autres, on s&#8217;aide soi-même. » •</p>
<p>    PAR ESTELLE JOLIVET</p>
<p>    <a href="mailto:dunkerque@lavoixdunord.fr">dunkerque@lavoixdunord.fr</a> PHOTO « LA VOIX »</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par leon</title>
		<link>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-2932</link>
		<author>leon</author>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 18:23:29 +0000</pubDate>
		<guid>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-2932</guid>
		<description>Chronologie des principaux évènements concernant les migrants vietnamiens   de   Angres   du   03 / 09/ 2009   au   23 /09 / 2009

Nuit du 03/09 au 04/09
Attaque des migrants par la mafia.
Plusieurs blessés sont découverts sur le camp le matin du 04/09 et pris en charge par les bénévoles qui font des aller retour réguliers à l’hôpital avec des migrants blessés dans leurs voitures. Sollicitation importante de deux bénévoles infirmiers.

08/09 à 07h30
Intervention de la PAF.
Plus de 80 policiers pour procéder à l’arrestation de 82 migrants.
Deux blessés sont laissés sur place.
Des bénévoles prévenus par les migrants arrivent immédiatement.

08/09 à 13h30
Destruction du campement par le feu.

08/09 à 15h
La police de Lièvin appelle les bénévoles pour venir récupérer 28 migrants dont ils ne savent que faire.

08/09 à 17h
Les bénévoles décident de se réunir sur la place d’Angres à 18h.

08/09 à 18h30
Décision avec l’accord de la maire d’Angres de planter quelques tentes sur la place de la mairie pour parer au plus pressé.

Nuit du 08/09 au 09/09
Les bénévoles partagent la nuit avec les migrants.

09/09 à 8h30
Des migrants arrivent sur la place exténués. Ils sont revenus de Coquelles comme ils pouvaient.

Nuit du 09/09 au 10/09
Seconde nuit des migrants sur la place en compagnie des bénévoles.

Matinée du 10/09
Un interprète vietnamien sollicité par les bénévoles vient  expliquer aux migrants que 48h se sont désormais écoulées depuis leur arrestation et qu’ils risquent d’être à nouveau inquiétés.

10/09 à 13h30
Devant l’impuissance des bénévoles à trouver une solution, les migrants démontent les tentes, nettoient scrupuleusement les lieux et partent en silence à la recherche d’un autre endroit où se poser.

11/09 milieu d’après midi
Des bénévoles découvrent les migrants dans le petit bois de Soil de Angres, dans des trous, terrés comme des animaux.
Vision que les bénévoles présents n’oublieront jamais.



12/09
Journée consacrée par les bénévoles aidés des migrants à la reconstruction d’un campement de fortune.

13/09 vers 16h
Nouvelle attaque de la mafia.
Récit de Lucien Petit présent au camp au moment des évènements :

#########
Les faits
##########
Ou tout au moins ce qui semble être les faits :
- Un groupe d'une douzaine d'hommes est arrivé dans les parages
  du camp vers 16h00. Ce serait des tchétchènes (information de
  la police, non confirmée), et au moins un vietnamien, pour la
  traduction.
- Quelques membres de ce groupe (2 à 4 ?) sont restés
   stationnés, sans doute du côté de la route Angres/Souchez.
- Les autres (7 ? peut être 9 ?) sont allés au camp.
- Il semblerait que ce groupe de 7 hommes s'attendait à trouver
   au camp une vingtaine de vietnamiens.
- En fait, ce sont 60 vietnamiens qui étaient là. Les gars se
   sont emparés de bâtons, et diverses autres choses, et se
   sont mis à courser les mafieux, jusque dans la station
   service.
- Un des mafieux s'est retrouvé le long de l'autoroute, sur la
   bande d'arrêt d'urgence, entouré par un bon groupe de
   vietnamiens, qui lui cognent dessus plutôt méchamment. Il a
   été embarqué par les pompiers. La police nous informe qu'il
   est à deux doigts de la mort.
- Pour les autres mafieux, c'est moins clair : il semble qu'ils
   sont également poursuivis par les vietnamiens. Il y a aussi
   la police et la gendarmerie qui interviennent
   (vraisemblablement à la demande de bénévoles). 
- Toujours est-il que 6 mafieux se font arrêter par les flics
   (police ? gendarmerie ?). Apparemment ils se sont fait
   arrêter à l'intérieur du bâtiment (cafétéria), puisqu'ils
   auraient cachés des couteaux, et des téléphones portables.
   On a assisté à la sortie des mafieux, menottés, emmenés par
   la gendarmerie de Béthune (il y a encore eu une petite
   guéguerre police/gendarmerie, pour savoir qui les emmenait :
   le camp est du ressort de la police, alors que la station est
   du ressort de la gendarmerie).
- Pendant ce temps, les filles sont restées au camp. On s'est
   relayé pour aller les voir à tour de rôle.
- Les gars vietnamiens, ont été rassemblés dans un coin de la
   station, pour interrogatoire concernant ce qui s'est passé.
   Une autorité (on n'a pas pu savoir qui), a fait passer la
   liste de tous ceux qui avaient été arrêtés la semaine
   dernière, et la police a pu faire un appel nominatif.
   Cet appel a été assez laborieux, et a au moins permis aux
   flics de mettre à jour leurs tablettes entre la semaine
   dernière et aujourd'hui.
- Alors qu'un premier groupe de vietnamiens retournaient au
   camp, ils croisent ... deux mafieux qui remontaient vers le
   camp. Ce devait être le groupe qui attendait en bas.
- Ce qui s'est passé ensuite est assez confus : il semblerait
   que les vietnamiens, sans doute dopés par les évènements
   précédents, se soient de nouveau mis à courser les deux hommes.
   Mais ça n'a rien donné (peut être sont-ils remontés dans une
   voiture qui les attendait).
- Au final, retour général au camp, un brin de causette avec 2
   types des RG (je ne me souviens plus de comment on les a
   renommés), et repas offert par nos ami(e)s.
- Pour la nuit, la police prévoit des rondes. Les gendarmes
   sont également attendus avec des espèces de chiens
   renifleurs, pour trouver les armes dont se seraient
   débarrassés les mafieux.
- Maryse, Maire d'Angres a passé toute l'après-midi avec nous,
   à la station.

####################
Premières remarques
####################
Ce sont mes remarques personnelles, à chaud, complètement subjectives,
et sujettes à caution :
- La grande différence avec l'autre camp, c'est que l'on est en
  forêt. Donc, impossible d'approcher du camp en pleine nuit,
  sans faire craquer un tas de branches. Impossible d'approcher
  sans se faire remarquer, ne serait-ce que parce que l'on est
  obligé d'avoir des lampes.
- C'est pour ça que les mafieux interviennent en pleine journée,
  au beau milieu du dimanche après-midi. C'est important à
  savoir, pour les bénévoles : en pleine journée, à l'heure à
  laquelle nous intervenons, il y a des risques réels.
- Les mafieux semblaient renseignés sur la localisation
  approximative du camp, mais pas sur le nombre de vietnamiens.
  Sans doute s'en sont-ils tenus au chiffres de "25 migrants
  relâchés", repris par la presse la semaine dernière. 
- On peut craindre une surenchère de la violence. 6 mafieux
  arrêtés + 1 entre la vie et la mort, demain, ou après-demain,
  les mafieux reviendront (quand la pression policière se fera
  moins forte), plus nombreux, et plus méchants.
- Parallèlement, la méfiance des vietnamiens va forcément
  augmenter. Les bâtons vont être stockés, ainsi que tout autre
  moyen de défense (couteaux, ...).
- Que veut la mafia : faire du racket ? récupérer la station
  pour installer d'autres migrants, pour installer leur propre
  traffic ?

#####################
Première conclusion
######################
Que doit faire Fraternité Migrants ? 
- Faire comme si de rien n'était : ça semble difficile. La
  violence a monté d'un cran. Pour aller au camp, il faut en
  tous cas imaginer des mesures du type "y aller par groupe",
  "bien faire du bruit en approchant", etc..
- Bien valider les relais de communication : quels vietnamiens
  ont des portables ? Qui est susceptible d'être contacté, pour
  relayer auprès de la police ?

#######################
La grande question
#######################
À chaque fois que les migrants ont subi des violences (en mars, et la
semaine dernière), la PAF est intervenue quelques jours après. La
violence décourage les migrants de rester sur place, et ça facilite la
tache de la police pour détruire les camps.

Bref, les migrants sont l'objet d'une double violence, extrème. Que
doit-on faire ? Doit-on les mettre à l'abri ? réinstaller un camp Besson
? Les mettre dans un gymnase quelque temps ? Et eux, qu'en pensent-ils ?

Il faut que l'on se fasse conseiller sur ces questions, auprès de Terre
d'Errance, du Gisti, de la liste Jungles.

Merci d'avoir lu jusqu'ici
Lucien

14/09 au matin
La gendarmerie appelle une bénévole demandant si elle peut l’accompagner au camp pour que les migrants ne soient pas effrayés. 
Cinq migrants sont entendus comme victimes et/ou témoins au tribunal de Béthune par l’intermédiaire d’un interprète agréé puis ramenés au camp par la gendarmerie.

14/09 au 17/09
Nombreuses interpellations de migrants pour témoignages.
Malgré les craintes d’une nouvelle intervention de la mafia, de nombreux bénévoles se relaient sur le campement pour l’eau, la nourriture, les vêtements, les couvertures, les soins…

17/09 à 15h30
Les CRS raflent 7 vietnamiens.
Les circonstances sont assez étranges : ils les ont pris au hasard, parce qu’ils se trouvaient sur la route, aux abords du bois . Ceux à l’intérieur du bois n’ont pas été concernés .Les migrants arrêtés sont emmenés directement sans être autorisés à prendre leurs affaires.
Il semblerait qu’au niveau légal et juridique, la police ne puisse pas procéder à d’arrestation dans le bois (propriété privée) sauf si requête du procureur.
Or, un des CRS dit aux bénévoles présents qu’ils ont une requête du procureur, et qu’une intervention aura lieu prochainement, le jour même ou le lendemain.
Une heure plus tard, les bénévoles apprennent que 6 des 7 vietnamiens arrêtés vont être relâchés (ce sont 6 qui ont déjà été interpelés la semaine dernière). Le 7ème, qui ne semble pas référencé dans leurs tablettes, est gardé.

18/09 en matinée
Une bénévole présente sur le camp assiste à une nouvelle interpellation de la police qui dit qu’elle reviendra l’après-midi avec plus de monde.

18/09 à 13h30
Les bénévoles se mobilisent au campement pour qu’il y ait des témoins en cas d’arrestations.



18/09 après-midi
La rafle attendue n’a pas lieu. Guerre d’usure s’engage donc entre la police d’un côté et migrants et bénévoles de l’autre

18/09 au 23/09/09 
Pas d’évènements notoires à signaler sur Angres.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chronologie des principaux évènements concernant les migrants vietnamiens   de   Angres   du   03 / 09/ 2009   au   23 /09 / 2009</p>
<p>Nuit du 03/09 au 04/09<br />
Attaque des migrants par la mafia.<br />
Plusieurs blessés sont découverts sur le camp le matin du 04/09 et pris en charge par les bénévoles qui font des aller retour réguliers à l’hôpital avec des migrants blessés dans leurs voitures. Sollicitation importante de deux bénévoles infirmiers.</p>
<p>08/09 à 07h30<br />
Intervention de la PAF.<br />
Plus de 80 policiers pour procéder à l’arrestation de 82 migrants.<br />
Deux blessés sont laissés sur place.<br />
Des bénévoles prévenus par les migrants arrivent immédiatement.</p>
<p>08/09 à 13h30<br />
Destruction du campement par le feu.</p>
<p>08/09 à 15h<br />
La police de Lièvin appelle les bénévoles pour venir récupérer 28 migrants dont ils ne savent que faire.</p>
<p>08/09 à 17h<br />
Les bénévoles décident de se réunir sur la place d’Angres à 18h.</p>
<p>08/09 à 18h30<br />
Décision avec l’accord de la maire d’Angres de planter quelques tentes sur la place de la mairie pour parer au plus pressé.</p>
<p>Nuit du 08/09 au 09/09<br />
Les bénévoles partagent la nuit avec les migrants.</p>
<p>09/09 à 8h30<br />
Des migrants arrivent sur la place exténués. Ils sont revenus de Coquelles comme ils pouvaient.</p>
<p>Nuit du 09/09 au 10/09<br />
Seconde nuit des migrants sur la place en compagnie des bénévoles.</p>
<p>Matinée du 10/09<br />
Un interprète vietnamien sollicité par les bénévoles vient  expliquer aux migrants que 48h se sont désormais écoulées depuis leur arrestation et qu’ils risquent d’être à nouveau inquiétés.</p>
<p>10/09 à 13h30<br />
Devant l’impuissance des bénévoles à trouver une solution, les migrants démontent les tentes, nettoient scrupuleusement les lieux et partent en silence à la recherche d’un autre endroit où se poser.</p>
<p>11/09 milieu d’après midi<br />
Des bénévoles découvrent les migrants dans le petit bois de Soil de Angres, dans des trous, terrés comme des animaux.<br />
Vision que les bénévoles présents n’oublieront jamais.</p>
<p>12/09<br />
Journée consacrée par les bénévoles aidés des migrants à la reconstruction d’un campement de fortune.</p>
<p>13/09 vers 16h<br />
Nouvelle attaque de la mafia.<br />
Récit de Lucien Petit présent au camp au moment des évènements :</p>
<p>#########<br />
Les faits<br />
##########<br />
Ou tout au moins ce qui semble être les faits :<br />
- Un groupe d&#8217;une douzaine d&#8217;hommes est arrivé dans les parages<br />
  du camp vers 16h00. Ce serait des tchétchènes (information de<br />
  la police, non confirmée), et au moins un vietnamien, pour la<br />
  traduction.<br />
- Quelques membres de ce groupe (2 à 4 ?) sont restés<br />
   stationnés, sans doute du côté de la route Angres/Souchez.<br />
- Les autres (7 ? peut être 9 ?) sont allés au camp.<br />
- Il semblerait que ce groupe de 7 hommes s&#8217;attendait à trouver<br />
   au camp une vingtaine de vietnamiens.<br />
- En fait, ce sont 60 vietnamiens qui étaient là. Les gars se<br />
   sont emparés de bâtons, et diverses autres choses, et se<br />
   sont mis à courser les mafieux, jusque dans la station<br />
   service.<br />
- Un des mafieux s&#8217;est retrouvé le long de l&#8217;autoroute, sur la<br />
   bande d&#8217;arrêt d&#8217;urgence, entouré par un bon groupe de<br />
   vietnamiens, qui lui cognent dessus plutôt méchamment. Il a<br />
   été embarqué par les pompiers. La police nous informe qu&#8217;il<br />
   est à deux doigts de la mort.<br />
- Pour les autres mafieux, c&#8217;est moins clair : il semble qu&#8217;ils<br />
   sont également poursuivis par les vietnamiens. Il y a aussi<br />
   la police et la gendarmerie qui interviennent<br />
   (vraisemblablement à la demande de bénévoles).<br />
- Toujours est-il que 6 mafieux se font arrêter par les flics<br />
   (police ? gendarmerie ?). Apparemment ils se sont fait<br />
   arrêter à l&#8217;intérieur du bâtiment (cafétéria), puisqu&#8217;ils<br />
   auraient cachés des couteaux, et des téléphones portables.<br />
   On a assisté à la sortie des mafieux, menottés, emmenés par<br />
   la gendarmerie de Béthune (il y a encore eu une petite<br />
   guéguerre police/gendarmerie, pour savoir qui les emmenait :<br />
   le camp est du ressort de la police, alors que la station est<br />
   du ressort de la gendarmerie).<br />
- Pendant ce temps, les filles sont restées au camp. On s&#8217;est<br />
   relayé pour aller les voir à tour de rôle.<br />
- Les gars vietnamiens, ont été rassemblés dans un coin de la<br />
   station, pour interrogatoire concernant ce qui s&#8217;est passé.<br />
   Une autorité (on n&#8217;a pas pu savoir qui), a fait passer la<br />
   liste de tous ceux qui avaient été arrêtés la semaine<br />
   dernière, et la police a pu faire un appel nominatif.<br />
   Cet appel a été assez laborieux, et a au moins permis aux<br />
   flics de mettre à jour leurs tablettes entre la semaine<br />
   dernière et aujourd&#8217;hui.<br />
- Alors qu&#8217;un premier groupe de vietnamiens retournaient au<br />
   camp, ils croisent &#8230; deux mafieux qui remontaient vers le<br />
   camp. Ce devait être le groupe qui attendait en bas.<br />
- Ce qui s&#8217;est passé ensuite est assez confus : il semblerait<br />
   que les vietnamiens, sans doute dopés par les évènements<br />
   précédents, se soient de nouveau mis à courser les deux hommes.<br />
   Mais ça n&#8217;a rien donné (peut être sont-ils remontés dans une<br />
   voiture qui les attendait).<br />
- Au final, retour général au camp, un brin de causette avec 2<br />
   types des RG (je ne me souviens plus de comment on les a<br />
   renommés), et repas offert par nos ami(e)s.<br />
- Pour la nuit, la police prévoit des rondes. Les gendarmes<br />
   sont également attendus avec des espèces de chiens<br />
   renifleurs, pour trouver les armes dont se seraient<br />
   débarrassés les mafieux.<br />
- Maryse, Maire d&#8217;Angres a passé toute l&#8217;après-midi avec nous,<br />
   à la station.</p>
<p>####################<br />
Premières remarques<br />
####################<br />
Ce sont mes remarques personnelles, à chaud, complètement subjectives,<br />
et sujettes à caution :<br />
- La grande différence avec l&#8217;autre camp, c&#8217;est que l&#8217;on est en<br />
  forêt. Donc, impossible d&#8217;approcher du camp en pleine nuit,<br />
  sans faire craquer un tas de branches. Impossible d&#8217;approcher<br />
  sans se faire remarquer, ne serait-ce que parce que l&#8217;on est<br />
  obligé d&#8217;avoir des lampes.<br />
- C&#8217;est pour ça que les mafieux interviennent en pleine journée,<br />
  au beau milieu du dimanche après-midi. C&#8217;est important à<br />
  savoir, pour les bénévoles : en pleine journée, à l&#8217;heure à<br />
  laquelle nous intervenons, il y a des risques réels.<br />
- Les mafieux semblaient renseignés sur la localisation<br />
  approximative du camp, mais pas sur le nombre de vietnamiens.<br />
  Sans doute s&#8217;en sont-ils tenus au chiffres de &#8220;25 migrants<br />
  relâchés&#8221;, repris par la presse la semaine dernière.<br />
- On peut craindre une surenchère de la violence. 6 mafieux<br />
  arrêtés + 1 entre la vie et la mort, demain, ou après-demain,<br />
  les mafieux reviendront (quand la pression policière se fera<br />
  moins forte), plus nombreux, et plus méchants.<br />
- Parallèlement, la méfiance des vietnamiens va forcément<br />
  augmenter. Les bâtons vont être stockés, ainsi que tout autre<br />
  moyen de défense (couteaux, &#8230;).<br />
- Que veut la mafia : faire du racket ? récupérer la station<br />
  pour installer d&#8217;autres migrants, pour installer leur propre<br />
  traffic ?</p>
<p>#####################<br />
Première conclusion<br />
######################<br />
Que doit faire Fraternité Migrants ?<br />
- Faire comme si de rien n&#8217;était : ça semble difficile. La<br />
  violence a monté d&#8217;un cran. Pour aller au camp, il faut en<br />
  tous cas imaginer des mesures du type &#8220;y aller par groupe&#8221;,<br />
  &#8220;bien faire du bruit en approchant&#8221;, etc..<br />
- Bien valider les relais de communication : quels vietnamiens<br />
  ont des portables ? Qui est susceptible d&#8217;être contacté, pour<br />
  relayer auprès de la police ?</p>
<p>#######################<br />
La grande question<br />
#######################<br />
À chaque fois que les migrants ont subi des violences (en mars, et la<br />
semaine dernière), la PAF est intervenue quelques jours après. La<br />
violence décourage les migrants de rester sur place, et ça facilite la<br />
tache de la police pour détruire les camps.</p>
<p>Bref, les migrants sont l&#8217;objet d&#8217;une double violence, extrème. Que<br />
doit-on faire ? Doit-on les mettre à l&#8217;abri ? réinstaller un camp Besson<br />
? Les mettre dans un gymnase quelque temps ? Et eux, qu&#8217;en pensent-ils ?</p>
<p>Il faut que l&#8217;on se fasse conseiller sur ces questions, auprès de Terre<br />
d&#8217;Errance, du Gisti, de la liste Jungles.</p>
<p>Merci d&#8217;avoir lu jusqu&#8217;ici<br />
Lucien</p>
<p>14/09 au matin<br />
La gendarmerie appelle une bénévole demandant si elle peut l’accompagner au camp pour que les migrants ne soient pas effrayés.<br />
Cinq migrants sont entendus comme victimes et/ou témoins au tribunal de Béthune par l’intermédiaire d’un interprète agréé puis ramenés au camp par la gendarmerie.</p>
<p>14/09 au 17/09<br />
Nombreuses interpellations de migrants pour témoignages.<br />
Malgré les craintes d’une nouvelle intervention de la mafia, de nombreux bénévoles se relaient sur le campement pour l’eau, la nourriture, les vêtements, les couvertures, les soins…</p>
<p>17/09 à 15h30<br />
Les CRS raflent 7 vietnamiens.<br />
Les circonstances sont assez étranges : ils les ont pris au hasard, parce qu’ils se trouvaient sur la route, aux abords du bois . Ceux à l’intérieur du bois n’ont pas été concernés .Les migrants arrêtés sont emmenés directement sans être autorisés à prendre leurs affaires.<br />
Il semblerait qu’au niveau légal et juridique, la police ne puisse pas procéder à d’arrestation dans le bois (propriété privée) sauf si requête du procureur.<br />
Or, un des CRS dit aux bénévoles présents qu’ils ont une requête du procureur, et qu’une intervention aura lieu prochainement, le jour même ou le lendemain.<br />
Une heure plus tard, les bénévoles apprennent que 6 des 7 vietnamiens arrêtés vont être relâchés (ce sont 6 qui ont déjà été interpelés la semaine dernière). Le 7ème, qui ne semble pas référencé dans leurs tablettes, est gardé.</p>
<p>18/09 en matinée<br />
Une bénévole présente sur le camp assiste à une nouvelle interpellation de la police qui dit qu’elle reviendra l’après-midi avec plus de monde.</p>
<p>18/09 à 13h30<br />
Les bénévoles se mobilisent au campement pour qu’il y ait des témoins en cas d’arrestations.</p>
<p>18/09 après-midi<br />
La rafle attendue n’a pas lieu. Guerre d’usure s’engage donc entre la police d’un côté et migrants et bénévoles de l’autre</p>
<p>18/09 au 23/09/09<br />
Pas d’évènements notoires à signaler sur Angres.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par leon</title>
		<link>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-2922</link>
		<author>leon</author>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 08:06:31 +0000</pubDate>
		<guid>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-2922</guid>
		<description>Conseils avant expulsion (français-vietnamien)

Les gouvernements français et anglais viennent de décider de renforcer les mesures contre les migrants. Des expulsions dans les pays d'origine sont à craindre.

I) Risquent l'expulsion :

1) ceux qui n'ont pas demandé l'asile

2) ceux auquel l'asile a été refusé (mais pas ceux qui attendent la décision de la CNDA après un refus de l'OFPRA avec un récépissé jaune ; ceux qui attendent cette décision sans le récépissé jaune sont menacés)

II) Ne risquent pas l'expulsion :

1) ceux qui ont demandé l'asile et ont le récépissé jaune

2) ceux qui ont demandé l'asile et ont la carte verte

3) ceux qui n'ont pas ces cartes mais ont demandé l'asile et attendent la réponse de l'OFPRA

Avant d'être expulsé, on est placé en centre de rétention. Là, il faut prendre contact avec la Cimade , qui est une association indépendante du gouvernement. Elle essayera de vous éviter l'expulsion de différentes façons :

1) aide à demander l'annulation de votre décision d'expulsion vers votre pays dans les 48h après qu'on vous ait donné le document

2) aide à demander l'asile dans un délai de 5 jours après votre entrée en centre de rétention pour ceux qui n'ont pas laissé d'empreintes dans un autre pays européen

3) aide à demander à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) la suspension de votre expulsion

Các chính phủ Pháp và Anh vừa quyết định tăng cường biện pháp với những người di trú. Họ rất có thể sợ bị trục xuất về nước tổ.

I) Có thể bị trục xuất 

1) Những người không xin (quyền) trú ngụ ; 

2) Những người mà quyền trú ngụ đã bị từ chối (nhưng không phài cho những người đương chờ quyết định của Tòa án quốc gia về luật di trú với thẻ vàng (biên lai mầu vàng) ; những người đương chờ quyết định này mà không có biên lai mầu vàng thì đáng lo).

 II) Không bị trục xuất :

1) Những người đã xin quyền trú ngụ và đã có thẻ vàng ;

2)  Những người đã xin quyền trú ngụ và đã có thẻ xanh ;

3) Những người không có các thẻ này nhưng đã xin quyền trú ngụ và đương chờ trả lòi của OFPRA.

Trước khi bị trục xuất thì phải ở trong một trại lưu trú. Ở đấy, phải nên tiếp xúc với «  la Cimade  », một hội độc lập không tùy thuộc vào chính phủ. Hội này sẽ cố tìm tránh trục xuất với nhiều cách khác nhau :

1)  Giúp xin hủy bỏ quyết định trục xuất (về nước nhà) trong vòng 48 giờ sau khi nhận được hồ sơ ;

2) Giúp xin quyền trú ngụ trong khoảng 5 ngày sau khi vào trại lưu trú cho những ngừời đã không để dấu tích mình ở một nước Âu châu khác ;

3) Giúp xin Tòa án Âu châu về luật nhân quyền (CEDH) hoãn sự trục xuất.

Conseils à ceux qui risquent d'être expulsés

1)  si vous le pouvez, essayez d'écrire et de faire traduire (français ou anglais) les raisons précises

pour lesquelles vous avez fui votre pays d'origine, avec votre prénom, votre nom, votre date de

naissance, votre nationalité, votre région d'origine et, si vous en avez un, votre numéro de téléphone

2) n'oubliez pas qu'il est plus difficile d'expulser une personne qui vient d'une région en guerre que d'une région tranquille dans son propre pays

                        ______________

Manifestez votre intention de demander l'asile dès la garde à vue

N'attendez pas d'être placé en rétention pour expliquer que vous voulez demander l'asile. Dites-le plusieurs fois dès le moment où vous êtes arrêtés par des policiers, pendant qu'ils vous interroge sur votre identité et pendant qu'ils vous gardent dans leurs locaux (commissariat de police)

Vài hướng dẫn cho những người có thể bị trục xuất

1) Nếu có thể, nên viết và cho dịch (sang tiến Pháp

hay tiếng Anh) những lý do rõ ràng để phải trốn nước nhà, với tên, họ, ngày sinh, quốc tịch, quê quán, và số điện thoại, nếu có.

 

 

 

2) Đừng quên là khó trục xuất một người đến từ một vùng có chiến tranh hơn là một người đến từ một vùng yên tĩnh của nước tổ.

                        ______________

La traduction s’arrête là !

En jaune, c’est la traduction exacte. Je ne peux l’envoyer en pdf, car y a un virus qui bloque mes pièces jointes, aussi vais l’envoyer comme mail, il faudra remettre en 2 colonnes et faire correspondre les n°.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Conseils avant expulsion (français-vietnamien)</p>
<p>Les gouvernements français et anglais viennent de décider de renforcer les mesures contre les migrants. Des expulsions dans les pays d&#8217;origine sont à craindre.</p>
<p>I) Risquent l&#8217;expulsion :</p>
<p>1) ceux qui n&#8217;ont pas demandé l&#8217;asile</p>
<p>2) ceux auquel l&#8217;asile a été refusé (mais pas ceux qui attendent la décision de la CNDA après un refus de l&#8217;OFPRA avec un récépissé jaune ; ceux qui attendent cette décision sans le récépissé jaune sont menacés)</p>
<p>II) Ne risquent pas l&#8217;expulsion :</p>
<p>1) ceux qui ont demandé l&#8217;asile et ont le récépissé jaune</p>
<p>2) ceux qui ont demandé l&#8217;asile et ont la carte verte</p>
<p>3) ceux qui n&#8217;ont pas ces cartes mais ont demandé l&#8217;asile et attendent la réponse de l&#8217;OFPRA</p>
<p>Avant d&#8217;être expulsé, on est placé en centre de rétention. Là, il faut prendre contact avec la Cimade , qui est une association indépendante du gouvernement. Elle essayera de vous éviter l&#8217;expulsion de différentes façons :</p>
<p>1) aide à demander l&#8217;annulation de votre décision d&#8217;expulsion vers votre pays dans les 48h après qu&#8217;on vous ait donné le document</p>
<p>2) aide à demander l&#8217;asile dans un délai de 5 jours après votre entrée en centre de rétention pour ceux qui n&#8217;ont pas laissé d&#8217;empreintes dans un autre pays européen</p>
<p>3) aide à demander à la Cour européenne des droits de l&#8217;homme (CEDH) la suspension de votre expulsion</p>
<p>Các chính phủ Pháp và Anh vừa quyết định tăng cường biện pháp với những người di trú. Họ rất có thể sợ bị trục xuất về nước tổ.</p>
<p>I) Có thể bị trục xuất </p>
<p>1) Những người không xin (quyền) trú ngụ ; </p>
<p>2) Những người mà quyền trú ngụ đã bị từ chối (nhưng không phài cho những người đương chờ quyết định của Tòa án quốc gia về luật di trú với thẻ vàng (biên lai mầu vàng) ; những người đương chờ quyết định này mà không có biên lai mầu vàng thì đáng lo).</p>
<p> II) Không bị trục xuất :</p>
<p>1) Những người đã xin quyền trú ngụ và đã có thẻ vàng ;</p>
<p>2)  Những người đã xin quyền trú ngụ và đã có thẻ xanh ;</p>
<p>3) Những người không có các thẻ này nhưng đã xin quyền trú ngụ và đương chờ trả lòi của OFPRA.</p>
<p>Trước khi bị trục xuất thì phải ở trong một trại lưu trú. Ở đấy, phải nên tiếp xúc với «  la Cimade  », một hội độc lập không tùy thuộc vào chính phủ. Hội này sẽ cố tìm tránh trục xuất với nhiều cách khác nhau :</p>
<p>1)  Giúp xin hủy bỏ quyết định trục xuất (về nước nhà) trong vòng 48 giờ sau khi nhận được hồ sơ ;</p>
<p>2) Giúp xin quyền trú ngụ trong khoảng 5 ngày sau khi vào trại lưu trú cho những ngừời đã không để dấu tích mình ở một nước Âu châu khác ;</p>
<p>3) Giúp xin Tòa án Âu châu về luật nhân quyền (CEDH) hoãn sự trục xuất.</p>
<p>Conseils à ceux qui risquent d&#8217;être expulsés</p>
<p>1)  si vous le pouvez, essayez d&#8217;écrire et de faire traduire (français ou anglais) les raisons précises</p>
<p>pour lesquelles vous avez fui votre pays d&#8217;origine, avec votre prénom, votre nom, votre date de</p>
<p>naissance, votre nationalité, votre région d&#8217;origine et, si vous en avez un, votre numéro de téléphone</p>
<p>2) n&#8217;oubliez pas qu&#8217;il est plus difficile d&#8217;expulser une personne qui vient d&#8217;une région en guerre que d&#8217;une région tranquille dans son propre pays</p>
<p>                        ______________</p>
<p>Manifestez votre intention de demander l&#8217;asile dès la garde à vue</p>
<p>N&#8217;attendez pas d&#8217;être placé en rétention pour expliquer que vous voulez demander l&#8217;asile. Dites-le plusieurs fois dès le moment où vous êtes arrêtés par des policiers, pendant qu&#8217;ils vous interroge sur votre identité et pendant qu&#8217;ils vous gardent dans leurs locaux (commissariat de police)</p>
<p>Vài hướng dẫn cho những người có thể bị trục xuất</p>
<p>1) Nếu có thể, nên viết và cho dịch (sang tiến Pháp</p>
<p>hay tiếng Anh) những lý do rõ ràng để phải trốn nước nhà, với tên, họ, ngày sinh, quốc tịch, quê quán, và số điện thoại, nếu có.</p>
<p>2) Đừng quên là khó trục xuất một người đến từ một vùng có chiến tranh hơn là một người đến từ một vùng yên tĩnh của nước tổ.</p>
<p>                        ______________</p>
<p>La traduction s’arrête là !</p>
<p>En jaune, c’est la traduction exacte. Je ne peux l’envoyer en pdf, car y a un virus qui bloque mes pièces jointes, aussi vais l’envoyer comme mail, il faudra remettre en 2 colonnes et faire correspondre les n°.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par leon</title>
		<link>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-2905</link>
		<author>leon</author>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 09:51:25 +0000</pubDate>
		<guid>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-2905</guid>
		<description>Des exilés vietnamiens (économiques, climatiques ou politiques, on s'en fout un peu)sont également en Ile de France et dans d'autres régions comme l'Isère ou le Dauphiné. Les associations françaises de solidarité qui s'en occupent se heurtent à plusieurs problèmes dont la barrière de la langue(hébergement, nourriture, sécurité, scolarisation des enfants etc.), pour le moins elles ont donc besoin dans un avenir proche de traducteurs bénévoles pour traduire ne serait-ce que les conseils en cas de rafle. 

Voici ces conseils en vietnamien, qui peut dire si le texte est correct et le retraduire en français SVP?

Các chính phủ Pháp và Anh vừa quyết định tăng cường biện pháp với những người di trú. Họ rất có thể sợ bị trục xuất về nước tổ.
  
Có thể bị trục xuất :
-         Những người không xin (quyền) trú ngụ ;
-         Những người mà quyền trú ngụ đã bị từ chối (nhưng không phài cho những người đương chờ quyết định của Tòa án quốc gia về luật di trú với thẻ vàng (biên lai mầu vàng) ; những người đương chờ quyết định này mà không có biên lai mầu vàng thì đáng lo). 
 
Không bị trục xuất : 
- Những người đã xin quyền trú ngụ và đã có thẻ vàng ;
- Những người đã xin quyền trú ngụ và đã có thẻ xanh ;
- Những người không có các thẻ này nhưng đã xin quyền trú ngụ và đương chờ trả lòi của OFPRA.
 Trước khi bị trục xuất thì phải ở trong một trại lưu trú. Ở đấy, phải nên tiếp xúc với « la 
ade », một hội độc lập không tùy thuộc vào chính phủ. Hội này sẽ cố tìm tránh trục xuất với nhiều cách khác nhau :
-         Giúp xin hủy bỏ quyết định trục xuất (về nước nhà) trong vòng 48 giờ sau khi nhận được hồ sơ ;
-         Giúp xin quyền trú ngụ trong khoảng 5 ngày sau khi vào trại lưu trú cho những ngừời đã không để dấu tích mình ở một nước Âu châu khác ;
-         Giúp xin Tòa án Âu châu về luật nhân quyền (CEDH) hoãn sự trục xuất.
Vài hướng dẫn cho những người có thể bị trục xuất
-         Nếu có thể, nên viết và cho dịch (sang tiến Pháp hay tiếng Anh) những lý do rõ ràng để phải trốn nước nhà, với tên, họ, ngày sinh, quốc tịch, quê quán, và số điện thoại, nếu có.
-         Đừng quên là khó trục xuất một người đến từ một vùng có chiến tranh hơn là một người đến từ một vùng yên tĩnh của nước tổ.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Des exilés vietnamiens (économiques, climatiques ou politiques, on s&#8217;en fout un peu)sont également en Ile de France et dans d&#8217;autres régions comme l&#8217;Isère ou le Dauphiné. Les associations françaises de solidarité qui s&#8217;en occupent se heurtent à plusieurs problèmes dont la barrière de la langue(hébergement, nourriture, sécurité, scolarisation des enfants etc.), pour le moins elles ont donc besoin dans un avenir proche de traducteurs bénévoles pour traduire ne serait-ce que les conseils en cas de rafle. </p>
<p>Voici ces conseils en vietnamien, qui peut dire si le texte est correct et le retraduire en français SVP?</p>
<p>Các chính phủ Pháp và Anh vừa quyết định tăng cường biện pháp với những người di trú. Họ rất có thể sợ bị trục xuất về nước tổ.</p>
<p>Có thể bị trục xuất :<br />
-         Những người không xin (quyền) trú ngụ ;<br />
-         Những người mà quyền trú ngụ đã bị từ chối (nhưng không phài cho những người đương chờ quyết định của Tòa án quốc gia về luật di trú với thẻ vàng (biên lai mầu vàng) ; những người đương chờ quyết định này mà không có biên lai mầu vàng thì đáng lo). </p>
<p>Không bị trục xuất :<br />
- Những người đã xin quyền trú ngụ và đã có thẻ vàng ;<br />
- Những người đã xin quyền trú ngụ và đã có thẻ xanh ;<br />
- Những người không có các thẻ này nhưng đã xin quyền trú ngụ và đương chờ trả lòi của OFPRA.<br />
 Trước khi bị trục xuất thì phải ở trong một trại lưu trú. Ở đấy, phải nên tiếp xúc với « la<br />
ade », một hội độc lập không tùy thuộc vào chính phủ. Hội này sẽ cố tìm tránh trục xuất với nhiều cách khác nhau :<br />
-         Giúp xin hủy bỏ quyết định trục xuất (về nước nhà) trong vòng 48 giờ sau khi nhận được hồ sơ ;<br />
-         Giúp xin quyền trú ngụ trong khoảng 5 ngày sau khi vào trại lưu trú cho những ngừời đã không để dấu tích mình ở một nước Âu châu khác ;<br />
-         Giúp xin Tòa án Âu châu về luật nhân quyền (CEDH) hoãn sự trục xuất.<br />
Vài hướng dẫn cho những người có thể bị trục xuất<br />
-         Nếu có thể, nên viết và cho dịch (sang tiến Pháp hay tiếng Anh) những lý do rõ ràng để phải trốn nước nhà, với tên, họ, ngày sinh, quốc tịch, quê quán, và số điện thoại, nếu có.<br />
-         Đừng quên là khó trục xuất một người đến từ một vùng có chiến tranh hơn là một người đến từ một vùng yên tĩnh của nước tổ.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par haddad en gironde</title>
		<link>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-2875</link>
		<author>haddad en gironde</author>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 08:54:06 +0000</pubDate>
		<guid>http://cuongphamphu.fr/2009/09/11/arrestations-dans-un-camp-de-migrants-vietnamiens-a-angres/#comment-2875</guid>
		<description>&lt;p aling="justify"&gt;in chajlha!  normal qu'il n'y a pas, encore,de réaction d'opinion fse s-cette arrestation d'asiatiques pourtant tranquilles, polis, non-voleurs etc ni viols mais comme leurs semblables- asiats devenus français- ne sont pas considérés et comme des citoyens que de seconde zone donc ils ne sont pas un poids -malgre qu'ils sont 1,5 millions en france maintenant. Qu'ils font comme les autres diversités mais pas des actes genre bruler les voitures etc mais adherer à SOS racisme, faire pressions sur les élus etc pour que cela devient médiatique comme l'histoire de MR HORTEFEU entre autres.
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p aling="justify">in chajlha!  normal qu&#8217;il n&#8217;y a pas, encore,de réaction d&#8217;opinion fse s-cette arrestation d&#8217;asiatiques pourtant tranquilles, polis, non-voleurs etc ni viols mais comme leurs semblables- asiats devenus français- ne sont pas considérés et comme des citoyens que de seconde zone donc ils ne sont pas un poids -malgre qu&#8217;ils sont 1,5 millions en france maintenant. Qu&#8217;ils font comme les autres diversités mais pas des actes genre bruler les voitures etc mais adherer à SOS racisme, faire pressions sur les élus etc pour que cela devient médiatique comme l&#8217;histoire de MR HORTEFEU entre autres.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
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