Réactions sur l’avenir des français d’origine asiatique (suite).

Bonjour, c’est un message de L.K. que j’ai reçu et ma réponse :

Votre réponse a le mérite d’être sans ambiguité surtout en sa conclusion : les immigrés asiatiques seraient meilleurs que les autres immigrés, il y aurait ainsi les « bons immigrés » auxquels vous appartenez et « les mauvais », les autres dont il faudrait faire la longue liste.
Je vous remercie de m’avoir enfin éclairé sur le fond de vos opinions qui sont aux antipodes des miennes. Je vous prie donc de bien vouloir me retirer de vos listes de diffusion, n’ayant avec vous aucune convergence de vue en dépit des mes « yeux bridés ».
Je réaffirme que vous jouez le même jeu que ceux que vous dénoncez, je laisse la conclusion à Gérard Noiriel et à Stéphane Beaud qui expriment mieux que moi cela, il s’agit de leur tribune parue dans Le Monde d’hier, 19 septembre, que vous pourrez lire entièrement sur le site du Monde : « L’UMP a fondé sa stratégie politique sur l’ethnicisation des rapports sociaux, ce qui aboutit à enfermer les individus dans leurs origines ou leur couleur de peau. La célébration de « nos petits Arabes » bien intégrés – auxquels on accorde un strapontin gouvernemental quand ils font partie de l’élite, afin qu’ils fournissent tous les brevets d’antiracisme dont le pouvoir a besoin – va de pair avec la stigmatisation de ceux d’entre eux qui appartiennent aux classes populaires. Ce sont les deux facettes de cette politique identitaire que donnent à voir les images diffusées par le site Internet du Monde. »

Voici ma réponse :

Je ne fais pas partie de l’élite et je ne défends pas les élites. C’est pour çelà que je veux faire avancer ceux qui sont sans voix. Votre exemple, je suis sûr que dans votre citation, dans vos modèles…etc. Ce ne sont que les élites, qu’ils font partie de divers diversités ou non. Je souhaite dans le fond de moi même ne pas écarter les élites mais je ne souhaite pas qui nous représentent ou qu’ils aient plus de « strapontin » que ça.
En conclusion, ceux qui ne sont pas élites comme moi, ne comprendront jamais vos discours
puisque vous faites partie des clients de « café de la Paix ».
Vous savez, les élites, les riches, les hauts placés, ne paraissent jamais racistes, parce que des pauvres, les non élites, n’ont jamais la possibilité de prendre leur place ni d’arriver à leur niveau. Ce sont les deux mondes parallèles qui ne se rencontrent jamais donc il est facile pour eux, les élites, les riches de ne pas paraître raciste car l’indifférence leur suffit comme ça ils ont leur beaux rôles.
Je vous signale que les français sont anti-élitistes.
Je vous retire de ma liste (parallèle).

7 réflexions sur « Réactions sur l’avenir des français d’origine asiatique (suite). »

  1. @ L.K.

    Votre réaction n’est pas très constructive. Sous prétexte que vous ne partagez pas l’opinion de l’auteur de ce blog, vous refusez de dialoguer avec lui. Ne tombez pas de votre chaise quand vous vous rendrez compte qu’il n’a pas que l’UMP qui ethnicise les rapports sociaux.
    Au PS c’est encore pire: on peut être étranger surtout si on est pauvre et assisté et surtout pas asiatique.

  2. Pour info Obama célèbre la fête hindoue du Diwali à la Maison Blanche

    (AFP) – Il y a 7 heures

    WASHINGTON — Le président américain Barack Obama a allumé une lampe à la Maison Blanche mercredi soir pour célébrer la fête hindoue des lumières Diwali, et a saisi cette occasion pour signer un décret créant une commission chargée d’aider la communauté des Américains d’origine asiatique.
    M. Obama est devenu le premier président américain à organiser une cérémonie à la Maison Blanche pour la Fête des lumières, allumant une lampe à huile et s’inclinant respectueusement devant un prêtre hindou.
    Il a signé un décret mettant en place une commission de 20 membres issus de différents corps officiels, pour mener une étude de deux ans sur la meilleure façon d’aider les Américains d’origine asiatique.
    Le décret salue le succès de nombreux Américains asiatiques, mais note que certaines communautés, notamment les Américains issus du peuple Hmong, ou d’origine cambodgienne ou malaisienne, souffrent d’un taux de pauvreté élevé.
    Un Américain d’origine asiatique sur cinq est dépourvu de couverture santé, souligne le décret.
    « Il est tentant, vu les points forts des Américains d’origine asiatique ou des îles du Pacifique, de croire au mythe de la +minorité modèle+ et d’esquiver les défis bien réels auxquels certains d’entre eux sont confrontés », a relevé M. Obama.

  3. Bonsoir urgent
    Message de Jérôme Valluy, professeur de sciences politiques à Paris 1 Panthéon Sorbonne, à propos du communiqué du cabinet de Besson sur l’organisation du colloque « identité nationale ».

    « Désolé pour le retard dans la validation de nombreux message en attente… mais je passe celui-là en urgence, tant le communiqué de Besson (ci-joint) ouvrant « un grand débat sur l’identité nationale » est proprement hallucinant ; on y trouve, en vrac : l’imposition gouvernementale d’une conception nationaliste de l’idée de nation (approximativement celle de Renan) ; la résurgence d’une obligation de chanter l’hymne nationale dans les écoles… que l’on avait plus revue depuis le Maréchal Pétain ; l’idée de faire des cours d’instruction civique dans les Préfectures qui s’emparent ainsi de la politique d’éducation ; d’un pseudo-débat sur les « apports de l’immigration à l’identité nationale »… dont les seuls questions et développements envisagés consistent à se demander « comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers ».

    Quatre mois de propagande d’Etat, du 2 novembre 2009 au 28 février 2010, qui s’annonce comme une grande résurgence des pires dérives du nationalisme d’Etat qui a mené l’Europe dans les drames que l’on sait au début du 20ème siècle.

    Lisez cela…ça laisse sans voix.

    Bien cordialement, »

    Jérôme Valluy
    ——————————————————————————————————
    De: « PERNETTE Thomas CAB »
    Date: 26 octobre 2009 13:54:07 GMT+01:00
    À: Objet: Communiqué : Eric BESSON lance un grand débat sur l’identité nationale

    Bonjour,

    Veuillez trouver ci-joint un communiqué de presse relatif au lancement par Eric BESSON d’un grand débat sur l’identité nationale.
    Cordialement,

    Valentine MARY
    Conseillère en communication
    06 32 87 93 55

    Thomas PERNETTE
    Attaché de presse
    Cabinet d’Eric BESSON, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire
    01 77 72 62 22
    06 71 44 04 68

    Date: Lundi 26 Octobre 2009, 8h30Paris, le 26 octobre 2009,
    COMMUNIQUE
    Eric BESSON lance un grand débat sur l’identité nationale
    Eric BESSON, Ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire a décidé l’ouverture le 2 novembre 2009 d’un grand débat sur l’identité nationale. Ce débat sera décliné dans chacune des 100 préfectures de département et des 350 sous-préfectures d’arrondissement, où les réunions seront animées par le corps préfectoral et les parlementaires nationaux et européens. Ces réunions associeront l’ensemble des forces vives de la Nation : mouvements associatifs, enseignants, élèves et parents d’élèves de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, organisations syndicales, représentants des chefs d’entreprises, élus locaux, représentants des anciens combattants et des associations patriotiques.
    Ce débat sera alimenté par le rapport du Haut Conseil à l’Intégration « Faire connaître les valeurs de la République », remis au Ministre le 21 avril 2009, et par le rapport parlementaire sur le « respect des symboles de la République », établi par les députés Jean-Philippe MAURER, Françoise HOSTALIER, Jacqueline IRLES et Philippe MEUNIER, remis au Ministre le 25 mai 2009.
    Ce débat sera structuré en deux parties, donnant lieu à la présentation de questions et de propositions d’actions soumises à discussion, et susceptibles d’être amendées et complétées.

    1. L’identité nationale.
    La question « Pour vous, qu’est ce qu’être Français aujourd’hui ? » devra être posée à chacun. Le débat portera sur la définition de notre Nation, par son histoire, sa culture, sa langue, son patrimoine, son territoire, mais aussi par notre volonté de vivre ensemble, sur la base des principes républicains de liberté, d’égalité, de fraternité, et sur l’opportunité de les compléter par ceux de laïcité, d’égalité homme-femme, ou encore de solidarité nationale.
    Des propositions seront soumises au débat, en particulier sur la place des symboles et emblèmes nationaux, sur l’obligation pour l’ensemble des jeunes français de chanter, au moins une fois par an, le cas échéant après une séance pédagogique sur ce thème, l’hymne national, ou encore la mise en place, dans les préfectures de département, de cours d’instruction civique, ouverts à tous, sur le modèle des cours qui seront mis en place à titre expérimental par les préfectures du Rhône et des Bouches-du-Rhône à partir de janvier 2010.

    2. L’apport de l’immigration à l’identité nationale.
    Notre Nation s’est constituée au fil des siècles par l’accueil et l’intégration de personnes d’origine étrangère. Ce grand débat devra permettre de valoriser l’apport de l’immigration à l’identité nationale, et de proposer des actions permettant de mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale à chaque étape du parcours d’intégration.
    Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des
    ressortissants étrangers qui entrent et séjournent sur le territoire national ?
    Des propositions seront soumises au débat, en particulier la mise en place d’un contrat d’intégration républicaine pour les étrangers entrant et séjournant sur notre territoire, passant par une élévation du niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs
    de la République, par la mise en oeuvre, sur la base du volontariat, d’un parrainage républicain, permettant aux ressortissants étrangers d’être accompagnés dans leur parcours d’intégration, et par l’ouverture aux parents des écoles dans lesquelles sont scolarisés les enfants, sur le modèle du dispositif expérimenté cette année dans 31 départements.
    Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des
    ressortissants étrangers qui accèdent ensuite à notre communauté nationale ?
    Des propositions seront soumises au débat, en particulier la mise en place d’un contrat avec la Nation, passant par un entretien d’assimilation permettant de s’assurer d’un meilleur niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs de la République, la mise en
    oeuvre d’une cérémonie plus solennelle lors de toute accession à la nationalité française, par naturalisation, par déclaration, ou par accès automatique à la majorité, et la création d’une nouvelle voie d’accès à la nationalité française pour les personnes qui ont accompli des efforts
    exceptionnels d’intégration.
    Une circulaire sera adressée aux préfets de région et de département avant la fin de la semaine afin de fixer le cadre général des débats locaux. Le débat national sera relayé sur le site Internet du Ministère, qui diffusera le programme et la synthèse desdiscussions et propositions. Le débat s’achèvera avant le 28 février 2010, avec la présentation par le Ministre de la synthèse générale.

    Contacts presse :
    Conseillère communication : Valentine MARY – 01 77 72 61 13 / 06 32 87 93 55
    Attaché de presse : Thomas PERNETTE – 01 77 72 62 22 / 06 71 44 04 68
    ————————————————————————————————–
    Deux articles du parigot

    le Parisien

    « Etrangers du IX°, prenez la parole
    Il ne reste pus que quelques jours pour devenir membre de l’assemblée des citoyens extracommunautaires. Si vous résidez ou travaillez dans le IX°, si vous n’avez ni la nationalité française ni celle d’un pays de l’Union européenne, vous pouvez vous porter candidat. Ouverte à tous, quelque soit leur situation administrative, l’assemblée est composée de 15 membres qui sont nommés pour trois ans. Ele se réunira au moins deux fois par an pour débattre de tout sujet concernant la vie locale et faire des propositions. »
    Utopie: les Afghans demandent un programe de logements pour demandeurs d’asile.

    L’abominable néo maurrassien ex PS
    « Besson lance un débat sur l’identité nationale
    Eric Besson, le ministre de l’immigration, a annoncé hier le lancement d’un débat sur l’identité nationale, faisant ressurgir un des thèmes centraux de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Ce débat durera deux mois et demi, avant un grand « colloque de synthèse » fin janvier début février, a précisé Besson au Grand Jury RTL-le Figaro-LCI. « Qu’est-ce qu’être français, quelles sont les valeurs qui nous relient, quelle est la nature du lien qui fait que nous sommes français et que nous devons être fiers » sont les thèmes qui seront abordés lors de réunions organisées dans tout l’hexagone, a-t-il expliqué.
    « Je pense qu’il serait bon que tous les jeunes rançais aient une fois dans l’année l’occasion de chanter la Marseillaise ». Interrogé sur le port de la burqa, le ministre a jugé qu’elle était « contraire aux valeurs de l’identité nationale ». « Empêtré dans une gestion calamiteuse de l’immigration, confronté aux déficits publics, bousculé par les sondages, M. Besson se propose de faire un colloque sur l’identité nationale. La ficelle est grosse! » a ironisé le député PS Jean-Christophe Cambadélis.

    Immigration clandestine et logement social: ai constaté de visu vendredi dernier.
    Des exemples d’emplois de travailleurs sans papiers
    Un immeuble construit pour la société de HLM « l’Habitat Social Français » dans le XIX° faisait l’objet de derniers travaux avant livraison à la municipalité. Un constat s’est vite impose lorsque le dialogue a été instauré avec l’équipe d’ouvriers: les ouvriers étaient des personnes venant d’Europe de l’Est et pas un seul ne parlait français, seul un Africain parlait français mais il avait été embauché le matin même. Comme ci dessus, il y en a des centaines de milliers d’exemples d’embauche d’une main d’oeuvre au noir (les français pratiquant également ce sport non déclaré, notamment dans les centres de tris ou à la poste, on ne parlera pas de sans papiers qui volent le travail des français) dans toute la France, il y a bien des lois pour les réprimer. Problème, il existe ce que les initiés appellent la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui se traduit par: suppression des postes de fonctionnaires, notamment des inspecteurs et contrôleurs du travail et donc, de même qu’on ne peut mettre un gendarme derrière chaque français, on ne peut pas mettre un inspecteur du travail derrière chaque entreprise de BTP ou chaque restaurant.
    Léon

  4. PROCHAIN ENVOI: REACTIONS DES INTELLECTUELS

    Florilèges sur la diversité

    Y a-t-il lieu de parler, sur le plan politico-juridique de diversité en général et de diversité asiatique en particulier ? Peut-être pourrait-on seulement esquisser les contours d’une crise de l’identité européenne et de l’identité française qui n’est que la conséquence d’une crise idéologique de l’Europe, une crise de son modèle de développement, une crise de l’universalité de son modèle, cette crise est le prolongement de l’effondrement du colonialisme européen? Mais à la question du multiple et de la diversité, les révolutionnaires de 1789 avaient déjà répondu par le tryptique de la République : liberté, égalité, fraternité. La diversité est bornée par l’égalité et la fraternité : les hommes sont différents mais semblables sous toutes les latitudes (c’est la faculté universelle de langage qui les distingue des animaux et des minéraux et signe leurs similitudes) et ils sont frères, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent s’aliéner les uns aux autres. Monsieur Eric Besson, ancien membre du parti socialiste, ministre de l’identité nationale, de l’immigration et du développement solidaire vient d’imposer un débat sur l’identité nationale que d’aucun voit comme une diversion électoraliste, il ne fait ainsi que mettre en musique les gages données aux électeurs de l’extrême-droite pendant les élections de 2007 afin de les encourager à persévérer dans la même voie en 2012 (se repositionner sur la droite classique).

    Le Monde du 7 novembre 2009 a ouvert le débat :
    « Quel sens donner à « l’identité nationale » en 2009 ?
    C’est une notion, dit « le Monde », qui divise, un concept qui hérisse, par-delà les clivages politiques. Et pourtant, d’un point de vue historique, l’expression est récente, née dans les années 1980, au moment où, selon les historiens, la France se sentait vulnérable et se cherchait un refuge identitaire. »

    De nombreux lecteurs du « Monde » remettent en cause la pertinence de ce débat, à l’heure de l’Europe et de la mondialisation. Nous présentons ci-dessous quelques unes des réactions des lecteurs du « Monde » avec les sous-titres de la rédaction du Monde.

    Hors sujet : « Qui ne voit que le gouvernement français, en particulier le président et son ministre des expulsions, se livre à une grande manipulation ! D’abord de récupération (des tendances et des électeurs d’extrême droite, ce n’est pas nouveau) ; ensuite, de diversion classique, fumée des émotions, à défaut de savoir traiter les vrais problèmes économiques et sociaux (crise, déficit, logement etc.), et de se préoccuper – avec l’ensemble de la représentation nationale – des menaces et défis internationaux de tous ordres… »
    Alain André Bernstein

    Suis-je française ? « Avec le débat sur l’identité nationale vont être évoquées la nation, la patrie, son histoire et notre mémoire collective. On va parler aussi d’immigration et d’intégration. Française, d’origine marocaine, née à Casablanca, il m’arrive de m’interroger. Certes, je suis française par la carte d’identité et par l’adhésion aux valeurs de la République, mais le suis-je vraiment aux yeux des autres ?
    Des Marocains, dont plusieurs de mes proches, sont morts pour la France, pour la délivrer, pour lui rendre sa liberté. Leurs sacrifices sont-ils reconnus ? Malheureusement non ! C’est à croire qu’il y a une hiérarchie dans le sacrifice pour le sang versé. Sont-ils français, ces jeunes de deuxième ou de troisième génération, nés en France, Français par le papier, mais considérés comme étrangers par le nom et le faciès ?
    Si l’identité nationale repose sur la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », force est de reconnaître qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire… » Sophie Nouzhani
    Ce pays est-il le mien ?
    «En qualité de fils et petit-fils de Polonais (mes grands-pères étaient polonais, mes grands-mères étaient nées allemandes) et de « sociologue » malgré moi, puisque j’ai été flic, je puis affirmer que ce débat me donne envie de vomir. Ce cher pays de mon enfance s’enfonce de plus en plus dans la « beaufitude » la plus sombre. Si personne ne voit vers quel malheur on s’achemine, je vais maudire mes ascendants de s’être arrêtés, en 1921, dans ce plat pays… »
    Jacques Lempicki

    Quelle recherche d’identité ?
    « A force de réclamer à tous et à chacun, Français et non Français, qu’ils justifient de leu identité, ne nous étonnons pas que la France en vienne à croire indispensable de justifier la sienne, d’identité. A force de fustiger les sans papiers, elle se dit, cette France, qu’elle devrait être en règle, elle aussi, être en mesure d’exhiber les preuves, écrites noir sur blanc, de son identité. La France ne veut pas être prise en faute. Elle veut pouvoir montrer ses papiers. Les personnes ne se réduisent pas à leur identité : ils sont ce que le générations passées, les hasards de l’Histoire, les mystères de la vie…les ont faits. Alors est-il important de débattre de notre identité ? N’est-ce pas psser à côté de l’essentiel : l’entente avec autrui ?
    Denis Mono-Broca

    Quel débat ?
    « De quelle identité nationale à quelques mois des élections régionales peut-il bien s’agir sous la présidence de monsieur Nicolas Sarkozy ? De la « paie des droits de l’Homme et du citoyen », qui s’est donné en modèle au monde entier ? Ce ne semble pas être l’avis du fin connaisseur des moeurs politiques françaises qu’est Eva Joly ni de beaucoup de nos contemporains français et étrangers en ces temps d’affaires politico-judiciaires ? Plutôt que de disserter sur « la Marseillaise », sur le drapeau tricolore au glorieux passé, sur notre belle langue, sur Marianne ou sur le coq gaulois, arrêtons-nous sur la belle devise nationale de notre République : »Liberté, Egalité, Fraternité » Mais peut-on parler actuellement de fraternité et de solidarité quand on voit que les plus riches sont exemptés de l’effort de solidarité nationale, quand des sans papiers sont pourchassés sans ménagement et, pour certains, sont renvoyés dans leur pays en guerre et quand les habitants des banlieues attendent toujours le « plan Marshall » qui leur avait été permis pendant la campagne électorale ?.. .
    Patrice Henry

    Débat truqué
    « J’avais, lundi 2 novembre, mis sur le site officiel sur l’identité national ce texte, qui a été retiré très vite : « Je suis scandalisée qu’on vienne me convoquer vulgairement, soudainement, à des fins électorales, sur un débat dont on a déjà vissé les termes d’identité nationale et que l’on confisque aux seuls experts en la matière, à savoir les historiens, politologues et sociologues. Je n’ai aucune envie de me substituer à ces gens compétents, libres et indépendants dans le questionnement, pour vous servir une soupe qui vous permettrait de faire diversion en période de campagne pour les régionales. D’autre part, je reprends une analyse très juste de Robert Badinter, qui estime que parler d’identité nationale c’est évoquer en sous-bassement tout ce qu ne serait pas conforme à cette dite identité nationale pour créer une catégorie dont le seul but est l’exclusion de tous ceux qui ne rempliraient pas les conditions de son illustration ».
    Lydia Blanc

    Elle ne se chante pas
    « Aux armes citoyens/Formez vos bataillons/Qu’un sang impur… »
    Voilà le socle de l’identité nationale :des couplets guerriers, sanguinaires ! L’identité nationale ne se chante pas ! Elle se vit comme jadis ces harkis qui, nonobstant leur allégeance sans égal à la France, furent parqués comme des parias dans des camps d’un autre âge. Elle se forge de la reconnaissance de nos concitoyens envers ces français dont les aïeux immigrés descendirent à la mine ou bâtirent la France des « trentes glorieuses ».
    Samy Mekhloufi

    Faux débat
    Il aura une vraie identité nationale quand nous serons tous contents d’être français – fier serait mieux bien sûr- et que, pour ça, les grandes causes d’injustice auront été sérieusement attaquées sinon supprimées (chômage, mal-logement surtout). Tout le reste n’est que politicailleries. L’identité nationale, il y a des cartes pour ça.
    Pierre Gloriot

  5. Réponse à KITHY(no 2), à propos de fête hindoue fêtée par OBAMA l’autre jour il y a 7 mois, fête indienne, (fête du nouvel an commune avec les asiatiques de petite véhicule Thailande, Laos, Indonesie, Cambodge, Ceylan Birmanie etc… devant MAGASIN Géant du quatier asiatique ou qrequante tout paris qq indous vend des guirlandes de fleurs blanches pour la prière – 2,2 guir en 2 mains, ces guirlandes sont arrachées des mains de ces vendeurs et PIETINEES par le policier devant la population intimidée, apeurée, nonchalente. C’est plus que choquant car ca concerne LES PRIERES.
    Il est vrai que les policiers font leur travail mais ils auraient du confisquer ces fleurs et les jeter ou pietiner mais pas devant les croyants ou europeens souvent ne sont pas contre le BOUDDHISME, alors que il y a d’autres au alentour vendeurs de fruits de mais grillés, marrons grillés avec CADDIES encombrants et polluants : pourquoi les policiers laissent vendre? Je pense que quand il s’agit d’autres diversités l’attroupement de ces diversités autour de ces fonctionnaires est IMMEDIAT et ils réagissent souvent contre les forces de l’ordre. Conclusion : doit on se défendre malgré la loi comme cela pour être intouchable? être non violent et légaliste n’attire que des ennuis? Les policiers sont-ils formés pour ces cas précis? Les asiatiques sont-ils des souffle douleur des policiers? Doit on réagir comme les autres pour ne pas être punis par les policiers pour exemple ne sert a rien,on le sait?

  6. On veut être pris au sérieux dans le débat sur l’identité et la diversité, commençons par nous demander si nous sommes capables de rassembler comme le font toutes les organisations de défense des droits de l’homme et les autres (notamment les innombrables comités de sans papiers soutenus par la CGT). Jusqu’à présent, une seule orga de Belleville a signé un texte anti- Besson, il s’agit de Hui Ji. On pourrait également se demander pourquoi il y a un réseau Migreurop et pas un réseau Migrasie. CQFD
    léon
    Abattre les murs et défendre le droit à émigrer</p>
    Assemblée générale du réseau Migreurop, 27-28 novembre 2009, Paris</p>
    La chute du mur de Berlin sonne aujourdhui comme un appel à combattre les oppressions, à abattre les murs qui, à travers le monde, divisent encore des villes, des territoires, des peuples.
    Nicolas Sarkozy
    No podemos perder de vista que hay otros muros en el mundo que deben caer
    José Luis Rodríguez Zapatero
    Depuis sa création en 2002, le réseau Migreurop[2], qui rassemble aujourdhui plus de quarante organisations de part et dautre de la Méditerranée, dénonce lenfermement des migrants, la militarisation des frontières de lUnion européenne et lexternalisation de ses politiques de contrôle et de répression de lémigration. Forts de cette expérience, nous voulons interpréter les déclarations officielles qui, à linstar des appels de José Luis Zapatero et de Nicolas Sarkozy, ont appelé à « abattre les murs », comme le signe dune rupture par rapport à la véritable « guerre » menée contre les migrants[3]. Cette guerre, qui a fait des milliers de victimes, est depuis trop longtemps la boussole de lUE en matière de politique dimmigration.
    Sur plus de 40 000 kms de frontières fermées dont près de 18 000 kms « murées » , beaucoup lont été après 1989. Ces clôtures ne peuvent certes être toutes amalgamées, car les ressemblances matérielles peuvent renvoyer à des fonctions différentes. Mais elles se superposent parfois : les barrières anti-migratoire sont souvent difficiles à distinguer de certaines lignes de front, ou de murs destinés à pérenniser une occupation (on pense notamment aux frontières entre lInde et le Bangladesh). Elles sont aussi les plus inédites dans la longue histoire des murs géopolitiques et les plus symboliques de la mondialisation contemporaine. Ces barrières sont souvent présentées comme marquant une évolution dans la fonctionnalité des murs : à la nécessité dempêcher de sortir, qui aurait marqué les années daffrontement Est/Ouest, aurait succédé la volonté dempêcher de rentrer, fruit de relations Nord/Sud de plus en plus déterminées par les politiques migratoires des pays riches. Le cas emblématique du mur entre les États-Unis et le Mexique montre que cette distinction rend mal compte des enjeux diplomatiques de frontières souvent fermées à double tour, tant par les États dits de départ que par ceux supposés darrivée : le Mexique est aussi bien le gendarme des États-Unis vis-à-vis des migrations dAmérique centrale, le timide défenseur de ses ressortissants émigrés que le geôlier dune partie de sa population.

    Sur la « ligne de front » entre lEurope et lAfrique, les murs nexistent certes quà certains points dentrée de lUE, en particulier dans les enclaves (post)-coloniales de Ceuta et Melilla, en terre marocaine. Ils ne sont cependant quun des éléments de la politique du bouclage des frontières en partie dématérialisées et externalisées de lEurope, dont le véritable fondement est la remise en cause du droit fondamental à quitter son propre pays, pourtant reconnu par larticle 13 de la Déclaration universelle des droits de lHomme[4]. Les « accords de gestion concertée des flux migratoires » conclus par la France, les accords bilatéraux négociés par lItalie, comme le plan REVA espagnol, sont ainsi fondés sur la participation des pays du Sud au contrôle de leurs nationaux candidats au départ (via la criminalisation de lémigration dans un certain nombre de pays, dont le Maroc et lAlgérie) et leur obligation daccepter des « clauses de réadmission » pour ceux de leurs ressortissants qui sont en situation irrégulière dans des pays de lUE[5]
    Les nasses dans lesquelles sont pris une partie des migrants souhaitant franchir les frontières fortifiées de lEurope favorisent la multiplication dun des dispositifs clés de la mondialisation anti-migratoire : le camp détrangers en attente de passage, dexpulsion ou dun « accueil » respectueux de leurs droits. Ces camps aux formes et fonctions différentes[6], comme les nouveaux murs de la honte, sont le symptôme dun mal qui na pas disparu avec la chute du mur de Berlin : faire prévaloir la (mauvaise) raison dEtat sur le respect des droits des personnes.</p>
    [1] On ne peut pas oublier quil ya dautres murs dans le monde qui doivent tomber
    [2] Pour une présentation du réseau : http://www.migreurop.org/rubrique54.html
    [3] Migreurop, Guerre aux migrants. Le livre noir de Ceuta et Melilla, Syllepse, 2007.
    [4] Nombreuses analyses et illustration in Migreurop, Atlas des migrants en Europe. Géographie critique des politiques migratoires, Paris, Armand Colin, 2009.
    [5] Voir le programme de la rencontre internationale, « Accord de réadmission ou chantage à lexpulsion ? », 27 novembre 2009, Paris : http://www.migreurop.org/article1481.html</p&gt;
    [6] Voir la carte des camps en Europe et autour de la Méditerranée : http://www.migreurop.org/rubrique266.html

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