le 8 juin – Journée nationale – morts pour la France – Indochine – Dien Bien Phu

23h38’ le 8 juin 2011
Je me pose une question  relative à journée par ce décret :

La journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » en Indochine a été instituée par le décret du 26 mai 2005. Chaque année, le 8 juin sera la date officielle de commémoration des victimes de la bataille de Diên Biên Phu.

Je m’adresse à mes compatriotes français de toutes origines pour vous demander si chacun de vous est témoin de ces cérémonies dans votre commune, votre département.

En ce qui me concerne en Seine et Marne et tout particulièrement à Lognes où résident 50% Français d’origine asiatique, la municipalité de Lognes est composée de 33 élus dont 1 seule d’origine indochinoise ( 3% d’élus pour 50% Français d’origine asiatique). Malgré le nombre écrasant de 50% de la population, la municipalité ne se donne même pas la peine d’organiser une cérémonie digne de ce nom, recommandé par l’Etat pour mémoriser leurs parents, leurs grands parents. Dans chaque famille de ces 50% de la population de Lognes a des parents, des grands parents  qui meurent pour la France en Indochine, dans cette bataille de Dien Bien Phu.

Les indochinois, leurs ancêtres, meurent en Indochine pour que vivaient les colonies françaises donc la France.
Ces morts ne méritent même pas qu’on se souvient d’eux. Comment voulez vous que ceux qui sont venus d’Indochine depuis 1975 et qui sont devenus français depuis 3 générations, à qui on avait donné à manger en ce moment là, à s’habiller dans ce climat froid méritent de la considération !

Cet état de fait explique leur statut de citoyens de seconde zone. Par conséquent, il faut qu’ils réfléchissent et fassent des efforts encore plus pour être considérés comme citoyens à part entière.

Je vous raconte une anecdote : Un général de 3 étoiles, ancien d’Indochine, d’une association amicale m’a invité pour un rendez-vous mais, après avoir suivi mes prises de position, il a décidé de ne plus honorer son invitation.
J’ai la faiblesse de croire que même ceux qu’ils aiment l’Indochine, nos compatriotes français de souche estiment encore que nous, les Français d’origine asiatique devons garder notre rang, c’est-à-dire des citoyens des seconde zone.

Cuong PHAM PHU
Lognes – Seine et Marne

9 réflexions au sujet de « le 8 juin – Journée nationale – morts pour la France – Indochine – Dien Bien Phu »

  1. Comment veux-tu qu’on te prenne au sérieux si tu continues à écrire et à parler comme un illettré, je suis désolé de te le répéter encore et si tu continues à parler sans te renseigner sur l’Histoire. Je m’étonne que ce soit seulement maintenant que tu découvres la journée du 8 juin.A lépoque, en tant que représentant d’un des camps de rapatriés d’Indochine, j’ai été reçu par le cabinet d’Hamlaoui Mékachera, j’ai également rencontré le sous-préfet de Villeneuve sur Lot ainsi que le préfet du Lot et Garonne, c’était en 2005, après le vote de la loi du 23 février 2005 dont le chapitre « ancien combattant » est défini par le fameux décret du 26 mai 2005, j’ai demandé que, localement, au camp de Sainte-Livrade, il y ait une commémoration, mais de la fin de la guerre d’Indochine (20 juillet 1954); évidemment refusé. Divers lobbies ont retenu le 8 juin où il ne s’est rien passé de spécial et le 5 décembre pour l’Algérie. Depuis 2005, tous les 8 juin, le sous-préfet célèbre les morts de la guerre d’Indochine au camp de Sainte-Livrade

  2. D’autre part, les boat people de 1975, comme la soit-disant fille de Chirac (comment à 18 ans, peut-on renier à ce point ses vrais parents, mystère, ce n’est pas dans la nature viet) ne sont pas des Indochinois mais tout simplement des demandeurs d’asile (application des accords franco-vietnamiens sur la nationalité du 16 août 1955)

  3. Projection exceptionnelle du film

    POUSSIERE D’EMPIRE

    un film de LAM LE

    Samedi 25 juin 2011 à 14 heures

    au Cinéma La Clef
    34 rue Daubenton, Paris 5e
    Métro : Censier-Daubenton

    1983, 105’, musique de Nguyen Thien Dao
    avec Dominique Sanda, Hoang Lan, Jean-François Stevenin, Thang Long
    Sélection du Festival de Venise 1983

    Résumé : Itinéraire du message d’un maquisard Viet Minh adressé à son épouse restée à Saigon. Le billet d’amour mettra trente années – celles des guerres d’indépendance du Vietnam – à atteindre sa destinatrice exilée à Paris. Un film éblouissant.

    La projection sera suivie d’un Débat avec le réalisateur.

    PAF : 5 € (étudiant : 3€)
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    Comédie musicale « Cabaret Jaune Citron »

    une interview du site CapVietnam

    Stéphane Ly-Cuong est auteur et metteur en scène, français d’origine vietnamienne. Dans Cabaret Jaune Citron, il nous entraîne sur les traces de son héroïne, Yvonne Nguyen, pour un voyage musical et initiatique de Paris à Saigon.

    Comment est née l’idée de ce spectacle ?

    J’ai toujours été intéressé par la question des racines et de la double culture. Né en France de parents vietnamiens, je voulais parler de ce grand écart qu’il faut parfois faire entre un désir d’intégration dans le pays d’accueil et un certain maintien des traditions et d’un mode de vie du pays d’origine.

    Cabaret Jaune Citron, à travers le personnage d’Yvonne Nguyen, traite – en musique, et avec humour – de ces situations auxquelles peuvent parfois être confrontés ceux qui sont tiraillés entre deux cultures très différentes.

    Quelle est votre vision du Vietnam dans ce spectacle ?

    Elle se fait en deux étapes. Dans un premier temps, Yvonne ne connaît le Vietnam qu’à travers ce que ses parents lui inculquent (une façon de penser qu’elle trouve trop contraignante) et ce que renvoient les médias (notamment les films de guerre des années 70-80 qu’elle voit lorsqu’elle est enfant et adolescente). De fait, elle en a une image réductrice et parfois négative. Dans un deuxième temps, elle se décide enfin à aller au Vietnam, et le fait d’être confrontée concrètement au pays de ses parents lui fait réaliser tout le chemin parcouru, par ses parents, et par elle-même, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

    Vous avez également collaboré avec un autre artiste d’origine vietnamienne…

    Oui, tout à fait. Si la plupart des chansons ont été composées et co-écrites par ma partenaire Christine Khandjian, nous avons également demandé à An Tôn-Thât de composer quelques musiques. Sa sensibilité et son bagage apportent une touche vietnamienne d’une grande délicatesse.

    A quel public s’adresse ce spectacle ?

    A tous, tous styles et origines confondus. Si le spectacle parle d’un milieu spécifique (une famille vietnamienne), son thème est, je l’espère, beaucoup plus universel que ça, puisqu’il s’agit de trouver sa place dans la société et de faire en sorte de réaliser ses rêves

    Cabaret Jaune Citron jouera au Vingtième Théâtre du 29 juin au 3 juillet 2001, du mardi au samedi à 21 h 30, le dimanche à 17 h 30. Tel : 01 43 66 01 13

    Bon Vietnam!

    Sources TERRA:

    -Pierre DAUM, journaliste au « Monde diplomatique »

    Auteur de « Immigrés de force », les travailleurs indochinois en France

    -Site CAPVIETNAM

  4. Pour mémoire
    Voici le texte pour une conférence que j’ai faite à la Sorbonne en 2007

    « Guerre d’indochine et camps », par Léon NGUYEN (Président de l’ADRI)
    Lorsque la France eut réalisé entièrement les délais de deux ans fixés pour son retrait de l’Indochine, environ 45 000 rapatriés sont partis dans les bagages du CEFEO (Corps Expéditionnaire Français en Extrême-orient) en laissant tout sur place (les biens et la famille). A la fin 1955-1956, ils débarquent à Marseille ou à Orly. Le Ministère des finances veillant scrupuleusement sur le respect de son orthodoxie budgétaire et ne voulant pas sortir un seul franc pour financer l’installation des rapatriés, le gouvernement a rouvert un certain nombre de camps et de corons.

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    Lorsque le mouvement des « Indigènes de la République » fut lancé pour fustiger les effets discriminants des politiques publiques en matière d’emploi, de logement, d’éducation, ou de citoyenneté, il n’avait pas forcément tort sur tous les chapitres. Il a seulement mis le doigt sur ce qui est une constante de toutes les politiques sociales : toutes les crises sociales ont toujours été aggravantes pour les populations d’origine étrangère (les macaronis, les ruskofs) et encore plus pour ceux originaires des anciennes colonies (les Nha Que, les Melons etc.) qui, venus au gré des circonstances et des remous de l’Histoire, ne peuvent pas avoir de références en termes ni de patrimoine, ni de capitaux (pas de biens, pas de famille installés depuis des siècles).

    Les rapatriés d’Indochine des accords de Genève sont, qu’on le veuille ou non, les composantes de cet « indigénat » dont la résurrection paraît quelque peu anachronique. Laminés par l’Histoire, ils paraissent ne jamais avoir existé et ce néant a été confirmé par la Cité de l’Histoire de l’Immigration qui fait remonter l’exil des citoyens en provenance de l’Asie du Sud-Est au lendemain de 1975. C’est encore un signe du négationnisme qui frappe la guerre d’Indochine depuis plus de 50 ans. Négationnisme encore pour la politique répressive et néo-coloniale que celles des camps (centre d’accueil des rapatriés d’Indochine) qui leur a été et continue à leur être appliquée. Sont-ce, en effet des rapatriés, des rapatriés coloniaux ou de simples immigrés ?

    La loi du 23 février 2005 « portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des rapatriés, vient de reconnaître que la France avait quand même mis un pied en Indochine, mais c’est tout.

    Or, lorsque la France eut réalisé entièrement les délais de deux ans fixés pour son retrait de l’Indochine, environ 45 000 rapatriés sont partis dans les bagages du CEFEO (Corps Expéditionnaire Français en Extrême-orient) en laissant tout sur place (les biens et la famille). A la fin 1955-1956, ils débarquent à Marseille ou à Orly. Le Ministère des finances veillant scrupuleusement sur le respect de son orthodoxie budgétaire et ne voulant pas sortir un seul franc pour financer l’installation des rapatriés, le gouvernement a rouvert un certain nombre de camps et de corons.

    Les camps vont connaître trois étapes dans les méthodes de gestion : la première étape sera la gestion pluri-ministérielle par succession, la seconde étape la municipalisation et enfin la dernière sera celle de la privatisation, avec pour certaine des logiques de contrainte budgétaire.

    La réactivation des camps :

    Les rapatriés ont pris la place des mineurs polonais partis vers des cieux plus cléments comme dans l’Allier ou celle qu’avaient occupée différentes populations internées comme les Allemands, les Tziganes, les Juifs, les républicains espagnols, les Ouvriers indochinois non spécialisés réquisitionnés dans le cadre du plan Mandel de 1939 pour soutenir l’effort de guerre et d’autres.

    Les camps ne seront stabilisés dans leur composition que dans les années 60, après un vaste mouvement de chaises musicales où on mute à tour de bras les rapatriés d’un centre à un autre. Le camp de Sainte-Livrade va recevoir ainsi ceux en provenance de Bias, Saint-Hilaire, Noyant et Le Vigeant. Une partie de ceux du Vigeant seront mutés à Noyant, ceux de Noyant seront envoyés à Ermont et à Sarcelles, d’autres iront rejoindre Bordeaux. Ceux que le service des rapatriés envoie dans les grandes villes

    (Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille, Toulouse etc) sont des hommes âgés entre 25 et 45 ans. Ceux âgés de plus de 40 ans sont quasiment assurés de ne pas satisfaire aux critères d’embauche du secteur privé. Ils sont candidats pour l’assistanat et pour les commissions d’orientation professionnelle.

    Lorsque le plan national d’écrémage psycho-social a atteint ses objectifs en arrivant à isoler les catégories des inadaptés socio-économiques qui seront au nombre d’un millier et cela va être rigoureusement identique pour les Harkis ; l’Etat rebat les cartes encore une fois et le stock de rapatriés inadaptables qui reste (environ 3% du nombre total des rapatriés) sera envoyé d’office aux camps de Sainte-Livrade, et de Bias pour les Harkis de 1962, ces camps étant situés tous les deux dans le Lot et Garonne et distants de seulement 6 km. Des mesures particulières seront appliquées aux rapatriés de Noyant, qui étaient dans une situation aussi démunie et précaire que ceux de Sainte-Livrade, l’Etat leur a revendu les corons à partie de 1962 pour une somme considérable à l’époque (5000 F), il les leur a revendu tel quel, c’est-à-dire dans un état de vétusté assez indigne. Il a ainsi fortement contribué à aggraver leurs conditions de vie en augmentant ce qu’aujourd’hui on appelle les dépenses contraintes et incompressibles (impôt foncier et taxes locales)

    Coron de Noyant d’Allier tel qu’il était en 1955, à droite, rajout récent

    L’arrêté Morlot et la fabrique coloniale des camps :

    Après avoir stabilisé les effectifs des camps, il faut gérer la vie quotidienne de ces habitants et c’est là où, sous prétexte de gérer des populations venues de nos anciennes colonies, les encadrements militarisent leurs méthodes et finissent par se comporter comme ils le faisaient dans les colonies. Comme le rapporte Michel Roux, pour sortir des camps, il faut montrer patte blanche aux « sentinelles ». Pas de sortie sans laissez-passer ou sans autorisation, réveil au clairon, obligation d’assister au lever du drapeau tricolore. Convocation au bureau du directeur (souvent un ancien officier de la coloniale recyclé et extrêmement paternaliste) pour un oui, pour un non, se faire passer un savon parce que leurs jeunes ont mis la pagaille etc.

    Ces méthodes coloniales ont été élaborées en haut lieu, par exemple lorsque les camps d’Indochine sont passés dans le giron du Ministère de l’Intérieur, après être passé par les « colonies », puis le Quai d’Orsay. Ce ministère a pris un arrêté précisément pour définir la pérennisation de la précarité des camps, il propose également des principes destinés à réprimer ce qu’il perçoit comme une résurgence de l’esprit rétrograde des anciens colonisés, pourtant partisans de la France.

    Cet arrêté « Morlot », du nom de son signataire, a été pris le 20 mai 1959 et a également été appliqué aux camps de Harkis et il dit les choses suivantes :

    Article 1 : Des centres d’accueil administrés par le Service des Rapatriés d’Indochine sont réservés à l’hébergement des familles françaises rapatriés d’Indochine depuis 1955, sur réquisition du haut Commissariat ou de l’Ambassade de France au Vietnam, qui se trouvent démunies de ressources et n’ont pas eu la possibilité de se loger par leurs propres moyens à leur arrivée en France.

    Article 2 : Les familles rapatriées dans les conditions ci-dessus, y trouvent un hébergement à caractère essentiellement précaire et révocable.

    Article 3 : L’hébergement dans un Centre d’Accueil n’est pas un droit. Il n’est accordé qu’en fonction de la situation des familles intéressées et de leurs ressources à leur arrivée en France.

    Article 6 : La mutation dans un autre Centre d’Accueil, ou l’exclusion de tous les centres définis ci-dessus sont prononcées par décision ministérielle. Ces décisions seront exécutoires avec le concours de la Force publique, si les personnes mutées ou exclues n’y obéissent pas de leur gré.

    Article 13 : La visite des logements peut être effectuée par le personnel d’encadrement du centre. Les personnes hébergées sont tenues de faciliter ces contrôles.

    Article 15 : Toute personne séjournant sans autorisation dans un centre d’accueil sera mise en demeure de quitter ce centre dans les 24 h.

    Article 16 : Certaines mutations qui pourraient être jugées nécessaires au bon ordre, pourront être prononcées par le Préfet, Chef du service des Français Rapatriés d’Indochine sur proposition du gestionnaire.

    Article 18 : En cas de mutation ou d’exclusion, si les nécessités du bon ordre l’exigent, le gestionnaire pourra demander l’intervention des services de Police ou de la Gendarmerie.

    Article 19 : mutation /exclusion également pour sanctionner les actes tel que :

    b) jeux d’argent

    c) ivresse habituelle ou usage de stupéfiants

    d) atteinte aux bonnes mœurs.

    Cet arrêté appelle plusieurs observations, mais d’abord, il convient de remarquer qu’il ne s’est jamais appliqué aux rapatriés Pieds noirs, parce que ceux-ci n’ont jamais été dirigés vers des camps ni de transit ni d’accueil, et cela, peut-être, parce qu’on leur a appliqué une politique spécifique moins

    coercitive et peut-être parce que c’était des Européens non métissés.

    L’arrêté Morlot refabrique les conditions coloniales qui avaient été en vigueur dans les plantations tenues par les colons français en Indochine, à la seule différence qu’on ne leur a pas passé les menottes à des heures déterminées. Il infantilise profondément les rapatriés et cela, du haut en bas de la hiérarchie familiale, il sape l’autorité structurante des parents et la décrédibilise, les parents vont être dévalorisés aux yeux même de leurs enfants. Les critères de la fabrique des rapatriés coloniaux tel que les définit cet arrêté sont donc : l’insuffisance de la situation matérielle de départ, la soumission à toutes les Autorités étatiques, locales et du camp ; la conformation à une certaine idée de la morale d’un pays civilisé (le jeu d’argent et tous les jeux sont malsains et traduisent une dégénérescence des peuples arriérés des anciennes colonies) ; l’adhésion au principe que les droits et libertés fondamentales ne s’appliquent pas à soi, la soumission à l’arbitraire etc. Cette étrange politique du rapatriement fonde sa distinction sur la race parce qu’on ne trouvera pas un seul Européen pied noir dans les camps de l’après Algérie et très peu d’Européens dans ceux des rapatriés d’Indochine, et quand il y en a (des Allemands, des Ukrainiens, des Français de souche, des Africains, des Maghrébins etc.), par un glissement anthropologique, ils deviennent purement et simplement assimilés à la masse des femmes asiatiques qu’ils ont épousées ; pour cette raison, on peut dire qu’ils ont donc été jaunis, ce sont des blancs dégénérés, un peu comme les békés des Dom Tom. C’est un peu l’inverse de ce que le CEFEO a pu faire en Indochine en jaunissant certains bataillons de commandos ou de parachutistes (en quelque sorte, en jaunissant ces bataillons, les jaunes sont devenus des blancs qui se battent pour défendre les intérêts des.

    blancs), mais là s’arrête la comparaison parce qu’en Indochine, il s’agit d’un jaunissement relativement valorisant pour les Indigènes (ce ne sera quand même pas une solde identique) tandis que le jaunissement des blancs des camps est dramatiquement dévalorisant.

    Une autre raison qui justifie l’usage de cette expression anti-thétique de « rapatrié colonial » est l’utilisation qui en a été faite de cette population réputée désormais docile : elle représente une main d’œuvre extrêmement compétitive dans l’économie locale, souvent de nature sylvestre ou agricole. Elle remplace avantageusement le recrutement des Espagnols parce que les employeurs sont obligés de passer par des dispositifs et des processus bi-latéraux (les conventions franco-espagnol) et que les surcoût en découlant vont grever les marges bénéficiaires. Avec l’intégration européenne de l’Espagne, les agriculteurs ont été forcés d’aller recruter au Maroc, à partir des années 80.

    Donc, si l’on considère l’exemple du développement de l’économie locale dans l’arrondissement de Villeneuve sur Lot, terre du député Jérôme Cahuzac, on peut dire que le stock de rapatriés du camp de Sainte-Livrade a été un élément non négligeable dans le succès de cette économie, grâce à sa docilité et son coût extrêmement bas. Leur apport a été tellement négligé au niveau de ceux qui avaient en charge le camp (ministère et directeur local) qu’ils sont malheureusement inconnus des caisses de retraite. Et c’est là un élément primordial du problème qui est en train de se poser pour tous ceux (au nombre d’un peu plus d’une centaine) qui continuent à vivre dans le camp de Sainte-Livrade et pour tous ceux qui sont chargés de gérer sa transition vers la privatisation, mais rien n’est moins sûr.

    Profitant de la politique de fermeture des camps, à la suite notamment de la révolte des harkis de 1975, l’Etat s’est débarrassé du CAFI de Sainte-Livrade en le municipalisant en prétextant une volonté pressante des élus locaux. Selon la convention signée entre les deux parties, la gestion municipale du CAFI n’a pas coûté un seul centime à la commune, l’Etat s’étant engagé à tout prendre en charge comme avant la municipalisation. Pendant deux décennies de gestion municipale, les rapatriés du camp n’ont absolument rien vu comme amélioration. La politique menée par l’ancien maire aux quarante ans de mandat, qui savait attiser la fibre anti-communiste des rapatriés tous les six ans, peut se résumer par quelques mots, et c’est tout un programme : laisser la situation pour que le camp s’écroule tout seul. Même l’éclatement de six incendies dont le dernier, en 2005, a fait une victime ; n’a pas entamé d’un iota la poursuite du programme de pourrissement de la situation. Puisque l’Etat continue à payer, même les primes d’assurance. La privatisation du camp, sur fond d’alourdissement de la décentralisation (les routes, les personnels ATOS, le RMI etc.) devient un sujet urgent de réflexion lorsque l’Etat a décidé de retirer sa manne financière. Au début des années 2000 donc, on est obligé de plancher sur la démolition du camp et sur sa reconstruction partielle parce qu’une commune rurale n’a certainement pas les reins assez solides pour mener des grands programmes immobiliers. Néanmoins, l’idée de démolir et de reconstruire est retenue, il faut seulement sélectionner les bonnes procédures qui obligeraient l’Etat à se substituer à la commune. La procédure de Résorption de l’habitat insalubre est retenue un moment, mais elle n’est pas opérationnelle. Finalement, grâce à d’habiles manœuvres politiques orchestrées jusqu’au niveau du Sénat à la faveur du 50° anniversaire de la défaite de Dien Bien Phu, le projet est agréé par Mékachera et Borloo et sera intégré dans le programme national de rénovation urbaine, et tant pis si la loi ne le permet pas car la loi SRU est faite pour les banlieues et pas pour les camps de rapatriés.

    Exemple de plafond refait ni par l’Etat ni par la commune et hyper inflammable (août 2007)

    Il est donc bien évident que ce ne sont pas de nobles sentiments qui sont à la base d’un projet de démolition/reconstruction en cours de phasage pour reloger les habitants du camp sinon le CAFI aurait cédé la place depuis belle lurette à de coquets pavillons : la réhabilitation de ce site répond à une impasse budgétaire de la municipalité qui avait réclamé à corps et à cri la municipalisation du camp à l’époque (1980) et dont la pratique politique et administrative en a révélé par la suite tout le cynisme. Le camp, par le biais de subventions versées au titre de la convention de municipalisation du 2 juillet 1980, n’a jamais servi que de pompe à finance pour contenir la hausse de la pression fiscale locale, car il n’existe aucune trace que celles-ci aient servi à améliorer en quoi que ce soit le sort des résidents du CAFI. Les critères d’habitabilité appliqués au camp depuis 1956 étaient si hors norme que l’Etat n’avait d’ailleurs jamais jugé utile soit d’y appliquer un loyer, soit d’en revendre les logements aux rapatriés comme à Noyant. En fait, il faisait payer les rapatriés non pas directement en payant un loyer, mais par des retenues à la source lors du versement des diverses prestations prévues par la loi du 26 décembre 1961 d’aide aux rapatriés (« code » des rapatriés).

    De ce fait, la commune n’y a jamais prélevé de taxes d’habitation jusqu’en septembre 2006 où des ballons d’essai ont été lancés pour tester la résistance éventuelle du camp avant de généraliser un an plus tard cette procédure fiscale dont le fondement juridique pourrait se révéler parfaitement illégal.

    A l’occasion du vote sur la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance et réparation pour les Rapatriés, l’attention du gouvernement a été attirée par les élus locaux sur la vétusté du CAFI et leurs désirs de normaliser le statut locatif de ses habitants qui, hormis certains détails historiques, présentent exactement les mêmes caractéristiques que celles de la communauté harkie : enfermement, stigmatisation et dénigrement, voire dénégation. Le gouvernement, sourd aux revendications des associations, n’a

    jamais voulu en étendre aux rapatriés d’Indochine le champ d’application des articles 6, 7 et 8 (ce qui aurait été logique par rapport à ce que disait l’article1 : la reconnaissance de la Nation s’exprime également aux rapatriés d’Indochine) : il s’agissait d’accorder des allocations de reconnaissance, des aides à l’accession à la propriété ou au désendettement immobilier et de la création du statut de locataire à titre gratuit pour les harkis vivant encore dans les camps comme le CAFI.

    CAFI de Sainte-Livrade sur Lot

    Ce qu’il faut savoir sur cette loi de reconnaissance, c’est que c’est le unième texte pris pour désendetter les Harkis dont les camps ont été fermés par l’Etat à partir de 1975 et qui ont été obligés d’aller se reloger dans les conditions du droit commun alors que, depuis les accords d’Evian, leurs conditions avaient été aussi précaires que celles des rapatriés d’Indochine, envers qui l’Etat ne se sentait pas la moindre responsabilité . D’ailleurs, l’Etat ne s’est jamais senti responsable de quoi que ce soit lorsqu’il a commencé à appliquer les accords de Genève, c’est pourquoi, dès la discussion sur la première loi en faveur des rapatriés du 26 décembre 1961, alors que les accords d’Evian n’allaient être signés que quelques mois plus tard le 18 mars 1962, le gouvernement, par la voix du secrétaire d’Etat Robert

    Boulin, n’avait déjà pas entendu ouvrir un chapitre spécifique pour ceux d’Indochine. Il avait opposé une fin de non-recevoir catégorique au représentant de ceux-ci, le sénateur Motais de Narbonne, qui avait avancé l’idée de dommages de guerre et d’indemnisation en tant que victimes civiles de guerre (une « hérésie » car le vocabulaire officiel n’avait et n’a encore jamais compris que la « pacification » et les « combats »). Hormis les cadres franco-vietnamiens, notamment ceux formés à la suite de la conférence de Dalat et réintégrés dans l’armée française (gradés et enfants de troupe), les rapatriés d’Indochine n’ont pratiquement reçu aucune indemnisation pour la perte de leurs biens et capitaux ; ceux ayant disposé de capitaux ont vu fondre à toute vitesse leurs économies à cause, notamment, de la dévalorisation de la piastre. Comme pour l’ensemble des rapatriés coloniaux (Indochinois et Harkis), les Pied-noirs étant rapatriés au sens des décrets de 2004 sur la Côte d’Ivoire et grassement indemnisés à partir de la présidence Pompidou, les ressortissants du CAFI ont du affronter le redoutable paradoxe suivant : être mis au secret et gérés comme dans des camps d’internement (même si plusieurs d’entre eux avaient été français de souche ou européens et ancien du CEFEO) et devoir s’intégrer dans l’économique et le social. Ce qui a été fait : pendant 20 ans, le camp a constitué un immense réservoir de main d’œuvre très bon marché et jamais déclarée pour l’agriculture locale, qui fut de ce fait extrêmement compétitive. Cinquante ans plus tard, le revers de la médaille se traduit pour ceux qui restent par une extrême faiblesse des revenus : selon l’INSEE 2004, 77% des revenus du camp sont constitués de minimas sociaux et donc non imposable, soit autour de 600 euros, c’est-à-dire largement en dessous du seuil officiel de pauvreté, qui est d’environ 750 euros (quand on sait que la TVA s’applique indifféremment et de la même façon aux grosses fortunes et aux indigents fiscaux).

    Cet élément primordial, ajouté au lâchage de la commune par l’Etat en 2001 justifie notre refus du marché de dupes passé sur le dos des résidents du camp par le maire ainsi que les ministres Borloo et Mekachera, et qui consiste à reloger ceux-ci en liquidant l’ensemble du CAFI gratuitement au profit du secteur privé. En échange de la modernisation du CAFI, le gouvernement pousse le camp vers le programme national de rénovation urbaine, allège le fardeau de la commune et verrouille ainsi le dispositif de la loi du 23 février 2005 car, semble-t-il, il craint que l’ensemble des rapatriés

    d’Indochine ne se réveille enfin et que, on ne sait jamais, l’Histoire ne refasse surface et ne ressuscite un éventuel contentieux lié à la guerre d’Indochine.

    Les conséquences de ce marché de dupes sont les suivantes :

    -Les deux tiers du camp dont la superficie s’élève à 7 ha ½ sont transformés en foncier que le privé peut exploiter comme il l’entend (à raison de 18 € le m²).

    -après une première année de loyer bas, celui-ci devra s’aligner sur le marché locatif pour ne pas déséquilibrer la structure des prix (recommandations de l’ANRU lors de son dernier comité national d’engagement)

    -les anciens, parmi lesquels un certain nombre d’opposants au projet municipal, qui ont conservé le logement de leurs parents, ne pourront plus revenir comme ils avaient l’habitude de le faire sauf s’ils ont les moyens de se faire construire une résidence secondaire, ce qui serait étonnant. On neutralise ainsi toute velléité de résistance lorsque le futur projet se sera révélé socialement dangereuse pour les relogés (le loyer actuellement pratiqué par les opérateurs pressentis est de l’ordre de 450 euros alors que le revenu médian s’élève à 600 euros).

    -un brassage des populations va être appliqué sur le futur site parce que la loi a prévu l’application du principe de mixité sociale.

    Bref, il s’agit pour les uns et les autres et qu’ils le veuillent ou non, de liquider ce qui est peut-être le dernier symbole de la guerre d’Indochine et donc, de tuer dans l’œuf, une résurgence éventuelle d’un contentieux né de la guerre d’Indochine et qui pourrait être réactivée par des rapatriés s’étant estimés lésés (ne serait-ce que ceux de Sainte-Livrade), d’autant que la communauté Harkie est loin d’être satisfaite de la loi du 23 février 2005.

    Paris le 8 décembre 2007

    Léon NGUYEN

    Président de l’ADRI

    Association de Défense des Rapatriés d’Indochine

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    LETTRE OUVERTE AUX HABITANTS DE SAINTE-LIVRADE
    La vérité sur le projet immobilier du CAFI
    Le camp (CARI, puis CAFI) a toujours été un jouet entre les mains des Autorités locales et nationales dès ses origines car, avec Bias, c’était une annexe de la poudrerie de Bergerac. Après les Républicains espagnols, chassés de leur pays par le sinistre Franco en 1936, puis les réquisitionnés d’Indochine entre la 2ème guerre mondiale et la guerre d’Indochine (1939-1950), le camp de Sainte-Livrade a servi à accueillir les Rapatriés d’Indochine qui s’y exileront à leur tour pendant plus d’un demi-siècle à partir de 1956 (accords de Genève). Beaucoup d’entre eux étaient des anciens de la 2ème guerre mondiale, de Dien Bien Phu et d’autres campagnes. Allemands, Ukrainiens, Corses, Polonais, Sénégalais etc. ainsi que leurs veuves, tous ont vivoté dans ce camp au confort spartiate jusqu’à la fin de leur vie et sans que ni l’Etat ni les Autorités locales ne s’en soient jamais émus ou si peu. L’Etat leur a royalement accordé de maigres subsistances, il les a aussi obligé à travailler dans les champs de haricots ou dans les vergers tout en fermant les yeux sur le fait que la MSA ne percevait rien au titre des cotisations sociales obligatoires. L’Etat ne leur a pas non plus concédé le droit d’être indemnisés au titre de victimes de guerre, arguant qu’il n’était pas en guerre contre l’Indochine mais qu’il y avait seulement menée une politique de pacification.

    A la demande de la Mairie (l’actuel maire en fut le secrétaire général pendant de nombreuses années), l’Etat lui cède le CAFI pour 300 000 F (45 000 €), en contrepartie et en sus de nombreuses subventions, il lui demande de rénover le camp. Les subventions commencent à tomber en 1981 (date d’application de la convention Etat-municipalité du 2 juillet 1980) et ne cesseront de tomber, mais rien n’est fait malgré de nombreux rapports accablants du gestionnaire du camp. Quelques six incendies éclatent dont le dernier a causé la mort d’une personne âgée. Pourtant, avec les subventions, il aurait été possible de les empêcher en menant certaines opérations annulés par l’Etat au début des années 70 (réfections en dur des plafonds cartonnés et bétonnage des planchers pour la quinzaine de bâtiments qui restait à faire, mise aux normes des infrastructures hydro-électriques etc.). On se contente d’encaisser les primes d’assurance mais on ne fait rien pour reconstruire les douches collectives, si bien que les gens du camp doivent bricoler eux-mêmes leurs propres installations.

    Au début des années 2000, le couperet tombe, l’Etat décide de suspendre définitivement les subventions, une campagne de suspicion est menée contre le CAFI et décision est prise de liquider le CAFI au profit des professionnels de l’immobilier social. Le conseil municipal du 2 juillet 2004 accorde les 7 ha ½ du camp aux opérateurs privés dont la SA Logis 47 pour 1 € symbolique. Ceux-ci revendiquent la mise à disposition rapide de 4 ha ½ (45 000 m²). Si le prix du m² reste à 10 €, comme il y a 2 ans, les opérateurs privés empocheront un joli pactole de 450 000 € (et de 750 000 euros sur la totalité du foncier) sans rien faire (soit dix fois plus que ce qui a été déboursé pour racheter à l’Etat les terrains du CAFI).

    Sans jamais consulter les intéressés, un tour de table financier est lancé pour démolir le camp et le reconstruire partiellement ; en font partie mairie, collectivités territoriales, opérateurs privés et ANRU. Sollicitée en premier, la CCV a décliné l’offre. Le tour de table s’avère instable, la programmation économique et financière évoluant sans arrêt. Dans un article paru dans Sud-Ouest de février 2007, on apprend que les opérateurs privés vont avancer 11 millions d’euros alors qu’en 2005, assurance était donné par le préfet Thuau que l’Etat débourserait jusqu’à 15 millions d’euros, c’est-à-dire presque la totalité du budget. On apprend encore, fin 2006, que les projets de l’ANRU lui ont déjà creusé un trou de 2 milliards d’euros (le Canard enchainé). Il a été dit que les opérateurs avançaient 11 millions d’euros et que la mairie de Sainte-Livrade ne participerait que pour une somme symbolique de 435 000 euros (soit 241 euros par foyer fiscal imposable, à savoir 1800 pour une population de 6 200 habitants, base INSEE 2004). L’opération n’est donc pas aussi neutre qu’on le dit pour le contribuable livradais. De plus, l’addition risque de se corser : en effet, les emprunts des opérateurs sont garantis par les collectivités donneuses d’ordre et un des opérateurs a déjà publiquement été mis en cause pour cette fameuse garantie d’emprunt en 2004 (la Feuille du 25 mars 2004). Cet opérateur a demandé une garantie d’emprunt qui a provoqué l’ire des élus de Fumel car, selon les clauses de la garantie, ce sera à la commune de se substituer à l’emprunteur défaillant et cela, quelque soit la cause de sa défaillance et sans avoir à se justifier.

    Enfin, on a beaucoup glosé sur la dérogation de l’ANRU, sans peut-être avoir consulté les textes, sauf si les textes sont votés pour ne pas être appliqués par ceux-là même qui les ont voté. Les lois SRU des 13 août 2000 et du 1er août 2003 et l’arrêté du 31 janvier 2005 portant règlement général de l’ANRU, n’ont jamais de près ou de loin, concerné le CAFI. En effet, la loi dit que le Plan national de rénovation urbaine, dite loi Borloo, ne concerne que les quartiers classés « zone urbaine sensible » et que la dérogation accordée par l’ANRU ne concerne que ceux présentant les mêmes caractéristiques (délinquance, échec scolaire, insécurité, chômage etc.)

    Tel n’est pas le cas du camp qui ne présente aucune des caractéristiques de zone urbaine, encore moins sensible. On voit mal les mamys et les papys fumer des joints et dealer dans les allées du camp pour faire grimper les taux de la délinquance. La seule dérogation qui pourrait être demandée, c’est d’être classé en zone à hauts risques caniculaires.

    Sainte-Livrade le 11 août 2007

    Les Habitants actuels et anciens du CAFI

  5. pour Mr Blum parler bien le francais n’est pas defendre la liberté des français sinon il y a 69 millions de patriotes en France ne te moques pas de ceux qui parlent moins bien le français car cela est colonialiste raciste et que fais tu pour ces défenseurs de la France? Comme le film indigène? Eux, ils sont forts et pas colonialiste a titre differe a tu réflechi comme tu ecris et parle bien le francais.

  6. @Léon (Blum) tu te moques toujours de moi car, tu penses que je m’avance en cachette malheureusement c’est plutôt toi qui bien parler, écrire, historien, philosophe et français comme toi avec Léon comme prénom. Cela ne suffit pas? T’es obligé de mettre BLUM pour être vraiment français. Moi, je suis fier d’être Cuong PHAM PHU en défendant les Français de toutes origines qui font partie de la diversité. Tu vois, le gare qui t’avait répondu (message à 18:44 17.06.2011), il se moque de toi car il pense que toi, tu te moques de moi comme tu te moque de Léon Blum.
    Je te demande de respecter notre héros national Léon Blum car, tu mérite peut-être Léon mais, pas BLUM. Amicalement. Cuong PHAM PHU.

  7. Cuong
    Personne ne se fout de toi. Je t’ai toujours dit que, pour moi, tu ne défendais rien, à part toi-même et ta place dans les partis. Tu veux faire de la politique et tu ne cherches même pas à connaître l’histoire de ce pays, qui n’est pas une gentille histoire de diversité (ce mot, il y en a marre, l’histoire de ce pays est une histoire post-coloniale, point barre. Quand tu parles des Indochinois de 1975, c’est que tu ne connais manifestement pas l’Histoire. Les Indochinois (Viets, Khmers et Laos) ont cessé juridiquement d’exister à partir de l’application des accords franco-viet du 16 août 1955 sur la nationalité: ces accords ont été rédigés sous la pression de Ngo Dinh Diem, ou bien tu restes au Vietnam et tu dois opter pour la nationalité vietnamienne ou bien tu te casses avec le CEFEO. Je t’ai plusieurs fois proposé qu’on se voit pour aplanir nos divergences et j’attends toujours.

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