Je ne signe pas le texte contre-appel – UVR Meeting UMP de Villepinte

Bonjour,
J’ai fait des remarques, j’ai pris ma position dans mon texte ici suite à l’appel de l’UVR.
Mais je ne signe pas ce contre l’appel. C’est parce que je ne suis pas d’accord.
Je souhaite aboutir mes idées pour rendre heureux les 65 milions de Français, tous les Français.
Amicalement
Cuong PHAM PHU.

Attn : Cuong Pham Phu,
Voici ma réponse que tu pourrais mettre sur ton blog avec l’appel des boat people.
salut
leon
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Salut à tous
J’ai répondu au texte de l’appel. Il me semble que ce serait bien de prendre date de cet appel pour , ne serait-ce que ça, signifier au Viets qu’il y en a qui ne sont pas que de droite. J’ai donc besoin que les copains signent et amendent au besoin mon texte pour que ce texte ne soit pas que le fantasme d’un seul mec. Il faudrait le faire avant mercredi et on l’envoie aux listings intéressés. Qu’en pensez-vous?
leon
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POURQUOI NOUS N’IRONS PAS AU MEETING UMP DE VILLEPINTE

CONTRE L’APPEL AU MEETING UMP DE VILLEPINTE

Pourquoi nous ne soutiendrons pas cet appel à un second mandat de Nicolas Sarkozy lancé par des nostalgiques de l’Histoire coloniale. A ce pourquoi, Il existe plusieurs réponses historiques et politiques.
1) La notion même de « Français d’origine vietnamienne », utilisée dans l’appel mériterait à elle seule tout un débat. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette ethnicisation artificielle et nous la récusons, d’abord parce que la citoyenneté de la République n’opère aucune distinction ni de race, ni de religion et ensuite, parce que cet appel nous introduit à une vision fragmentée et concurrentielle de la société : c’est l’idéal d’une société multi communautaire aux intérêts divergents (elle se substitue avantageusement à une société travaillée par les luttes de classes). A cet effet, différents clubs de la diversité ont été mis en place par l’UMP pour capturer les ethno-électorats correspondant : Chenva Tieu et Anh Dao Traxel pour les Boat People, Rama Yade pour les Africains, Rachida Dati et Yazid Sabeg pour les beurs etc. Nous n’adhèrerons jamais à une telle vision de la fragmentation sociale comme idéal de société.
2) Il n’ y a pas d’unité temporelle dans l’histoire des Franco-Indochinois, en effet, il existe deux séquences dans l’histoire de l’Indochine : les rapatriés de 1954 et les Boat People de 1975, qui sont restés Vietnamiens en application des accords franco-vietnamiens du 16 août 1955 sur la nationalité et dont beaucoup ont été des catholiques du Nord, fervents et principaux soutiens du régime Diem, venus dans le Sud à la faveur de l’article 14 des accords de Genève (Mgr Piero Gheddo). Ces accords sur la nationalité, rappelons-le, ont été voulus par le seul Diem et en aucun cas par Ho Chi Minh, l’objectif ayant été d’effacer définitivement toute trace de la France en Indochine.
3) La France a-t-elle été une chance dans les effets de la décolonisation, clairement, nous disons que, dans le cas de l’Indochine et de l’Algérie, cela n’est pas vraie parce que les uns et les autres ont été traités surtout comme des anciens colonisés (c’est-à-dire des catégories sans droit assujetties à des politiques répressives et qu’on enferme de préférence dans les camps). Les Boat people ont-ils été mieux reçus, certainement, beaucoup mieux que leurs compatriotes de 1954. Ceux-ci ont été enrôlés et hyper-médiatisés par les nouveaux philosophes et la droite pour renverser l’image positive de la lutte des classes incarnées par l’URSS et la Chine maoïste. La France leur a offert l’intégration sur un plateau si bien qu’aucun d’eux n’a transité par les camps (il est vrai que les harkis se sont révoltés contre les camps en 1975)
4) Le colonialisme, puisque c’est la cause première des rapports entre la France et l’Indochine, avant d’être un facteur de civilisation (au sens de la loi du 23 février 2005), est d’abord une politique d’expansion concurrentielle (au sens du traité de Maastricht) entre tous les Etats d’Europe. Ainsi, Jules Ferry, le premier des colonisateurs, n’a jamais eu pour but d’apporter dans les colonies, ni la démocratie ni les droits de l’Homme mais la conquête de nouveaux territoires, de nouveaux marchés et de nouvelles ressources naturelles, au mépris de l’intérêt des populations autochtones. Tout ceci au profit du capitalisme le plus débridé et tel qu’il commença à se développer au XIX° siècle, un capitalisme qui ne cesse de remettre profondément en cause la liberté, l’égalité et la fraternité telles que les ont définies les révolutionnaires de 1789.
5) Enfin, les acquis en faveur des classes populaires mis en place par le Conseil National de la Résistance (sécurité sociale; allocations familiales, retraite etc.) ne cessant d’être attaqués, notamment par l’actuel locataire de l’Elysée, les déréglementations à la mode reagano-thatchérienne, la révision générale des politiques publiques, la volonté d’affaiblir sans cesse l’Etat au profit des marchés financiers et d’entités supra-nationales technocratiques et ultra-libérales, tout un tas d’attaques contre la démocratie et les droits de l’Homme (transfert des compétences de l’Etat en direction des collectivités territoriales sans transfert des budgets correspondant etc .) ; tout cela fait que le candidat de votre choix comme futur chef de l’Etat pour le nouveau quinquennat ne peut être le nôtre.

NOUS APPELONS DONC AU BOYCOT DU MEETING DE L‘UMP DE VILLEPINTE ET A NE PAS ACCORDER NOTRE CONFIANCE A VOTRE CANDIDAT

Signataire du contre-appel :
Léon NGUYEN, président de l’ADRI

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